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2011/08/14 - Concert-méditation de l'Assomption

Category: Partages spirituels proposés en paroisse
Créé le lundi 16 avril 2012 15:53

Tout ce qui apparaît un jour est voué à disparaître.  Notre vie va ainsi. Notre vie est faite ainsi.

 

Tout ce qui est voilé à nos yeux sera dévoilé un jour. Notre vie de foi est marquée par une telle logique.

 

Marie, mère de Jésus, celle qui a dit « Fiat », est entrée dans une aventure de foi par une porte royale. Etre mère du Fils de Dieu, voilà une chance qui n’arrive pas tous les jours. Cette situation exceptionnelle lui a fait vivre des rencontres uniques. 

 

L’Ange lui est apparu, le messager de Dieu lui a parlé. Elle écoutait toute tremblante. Elle ne pouvait que l’accueillir, tellement son coeur était  libre, tellement libre qu’elle ne pouvait que l’accueillir.  Deux libertés  s’y rencontrent, celle de Dieu, qui donne, et celle de l’être humain, qui reçoit.

 

Dans cette rencontre, un pont a été jeté, établi, construit, entre le ciel et la terre, il a été posé sur terre.

 

*********

 

A la fin de sa vie, Marie ne pouvait pas rester soumise à la corruption du corps physique. En elle, tout a été sauvé. Tout a été transformé : le corruptible est devenu incorruptible, l’éternité a pris le dessus sur le temps et ses lois.

 

L’éternité la couvrit de son ombre, comme le jour de l’annonciation, lorsque l’Ange lui avait dit qu’elle deviendrait la Mère du Fils du Très Haut. Marie est donc partie comme elle avait accueilli l’annonce de l’Ange : en toute liberté, en toute vie, en vie toute accueillie, toute imprimée sur son corps.

 

L’âme qui animait la vie de son corps ainsi libérée dès sa conception, désormais  s’est vue faire le travail d’ultime  transformation. L’âme sous l’emprise de la puissance divinement libre, car totalement aimante, a tout fait pour être en vie, en lien avec le corps. Elle a accueilli la vie du corps sans  devoir en subir  la séparation.

 

La dormition de la Vierge est-elle plus que la résurrection du Christ, lui, dont le corps fut bel et bien mort ?  Certainement pas ! Car sinon on serait tentait de pousser la logique jusqu’au bout et donc répondre par l’affirmative. Mais si Jésus Christ, Sauveur,  est l’ouverture de la Porte de la Vie, du Paradis, il l’est aussi pour sa mère. Cependant, pour elle, il a fait cette ouverture de façon tellement douce, tellement unique, tellement filiale, que rien ne pouvait troubler le passage que sa mère avait pour partir.

 

Il lui devait cela. Il lui devait cette douceur de la mort, cette simple modification de rapport au temps et à l’espace, qui en est un éloignement, une sortie, une invitation au voyage, sans aucun autre but que celui d’aimer. Aimer à l’état pur, elle, Marie, elle savait le faire. Maintenant, elle reçoit cette modification sans  rien perdre d’un tel amour.  L’amour, elle n’avait pas besoin de le prouver dans la mort. Elle l’avait déjà  tant prouvé dans la vie.

 

Mais alors, son Fils, mort sur la Croix, aurait été moins capable qu’elle de prouver son amour divin en lui. Absurde, bien évidemment ! Mais il lui fallait  rejoindre tout être humain qui, et dans sa vie et dans sa mort, prouve qu’il est dans la Vie. A elle, sa mère, lui le sauveur, il pouvait lui faire une telle faveur, faveur divinement accordée.

 

*********

 

Marie étant par la puissance divine montée au ciel, une seconde fois devient  un élément du pont entre le ciel et la terre, mais cette fois-ci pont  établi, construit, placé au ciel.
Deux ponts, tels deux clefs de voûte, soutiennent  l’horizon du ciel sur la terre et celui de la terre au ciel.

 

Marie est partie, et elle revient parfois dans les apparitions. Tout ce qui apparaît est voué à disparaître, mais tout ce qui est voilé sera un jour dévoilé.  Marie apparaît  pour dévoiler ce que le coeur humain voile, à son insu, avec son assentiment, de façon intéressée pour ceci ou cela. 

 

Elle apparaît pour dévoiler, pour révéler avec amour, par amour, dans l’amour qu’être une femme, un homme, un être humain c’est être fils, fille, c’est de savoir venir d’ailleurs pour y retourner, sans chercher d’autre ailleurs possible, hormis celui de l’amour frôlant toujours la mort.  

                 

Marie est partie comme elle était venue à la foi, pleinement confiante en la puissance éternelle. Et cela  vaut bien une belle musique d’un Alain, d’un Yannick ou d’un Messiaen...

2009/08/12 - Méditation - Assomption, Bach, Magnificat et Thérèse d’Avila.

Category: Partages spirituels livrés par le Père Rémy
Créé le mercredi 12 août 2009 14:33

1. INTRODUCTION


Je vous livre cette méditation préparée au Carmel d’Athènes

En  1561, le jour de l’Assomption, Ste Thérèse d’Avila se trouvant dans un monastère de l’Ordre du glorieux Dominique a eu une vision  de la Vierge (et de st Joseph) au cours de laquelle elle est revêtue en leur présence d’un vêtement d’une  très lumineuse blancheur, alors qu’elle était en train de considérer « le grand nombre de ses  péchés »  naguère confessés dans cette église. Thérèse fait comprendre dans son récit que c’est de sa propre sainteté  que Marie la revêt.

Au cours de cette vision Thérèse reçoit également l’encouragement concernant le projet de fondation  du couvent, ce qui se réalisera un an plus tard par la fondation du couvent st Joseph à Avila.

«La fête liturgique..., l’Assomption, nous parle également de notre fin dernière. Et, lorsqu’au terme, Thérèse voit  sa Reine et son « Seigneur » st Joseph remonter au ciel, elle ressent une immense solitude : sans le Christ et ses saints, la terre  n’est plus qu’un désert. Peut-être avons-nous là,...un lointain reflet de ce que la Vierge éprouva au moment de l’Ascension de Notre Seigneur. » [1]

Voici, en guise de toile de fond ces trois passages qui se rapportent à la vie de sainte Thérèse d’Avila et la fête de l’Assomption. Mais quel rapport avec Jean-Sébastien Bach ?

 

2. « SEIGNEUR, DEVANT TON TRÔNE JE VAIS APPARAÎTRE »


Le texte et la musique sont dictés  par Bach lui-même sur son lit de mort  pour résumer sa vie, pour l’offrir à Celui qu’il allait rejoindre. Alors que tant de fois dans tant et tant de musiques, il s’élevait déjà pour Le rejoindre par le beau et le sensible, par l’harmonieux et  le perceptible, par le fluide et  le susceptible de porter ce que les autres n’ont jamais su faire. Maintenant  il est atterré par l’arrivée de la mort toute proche, maintenant, il s’élève pour la dernière fois. 

 

3. « MAGNIFICAT en Ré mineur ».


3.1 À quoi pensait-il, en l’écrivant ?

À Marie, Mère de Dieu et Mère de Jésus, à la grandeur de la nature humaine s’exprimant dans l’accueil de la Vie comme Marie l’a fait ?... Dans l’accueil de la grâce de la vie, dans l’accueil de sa propre plénitude, dans l’accueil de sa propre jubilation ?


3.2. L’accueil du Vrai enrichit l’accueil du Beau

Oui, c’est l’accueil du Beau qui traverse l’œuvre de Bach qui fait penser à l’accueil du Vrai de Marie. Le Magnificat de Marie résume et le vrai et le beau de sa vie qui est au contact avec elle. Et ceci sous la motion de l’Esprit  qui fait é-mouvoir  son âme, âme qui à son tour porte à son esprit  habité, car imbibé de prière  de louange, cette commande à son achèvement si improvisé et si fluide sous forme d’une telle expression.
L'accueil de la beauté,  pour dire la vérité  de ce que vivait Bach croise l’accueil de la vérité que Marie exprime  dans une prière, dont la beauté n’a pas échappé  au compositeur.


3.3. Bach et sa caisse de résonance.

Marie a composé les paroles, Bach la musique, nous composons avec l’un et l’autre, mais il y a aussi Thérèse.
Marie, et  Thérèse à sa façon, sont championnes  de l’unité en Dieu, et Bach en est une inégalée caisse de résonance, son oeuvre n’est-elle pas qualifiée de cinquième évangile en musique.

Ce que Marie a exprimé dans son corps.... Bach le fit dans le sien. Il s’exprime avec sa musique jaillissante de la pensée analogique où Magnificat, ce thème éminemment biblique, lui sert de support pour dire, se dire, s’élever... Et si cela avait été  sans référence à la Bible, sans cette matrice analogique, nous aurions, peut-être aussi, en écoutant Bach,  été cloués au seul  désir  que la musique de Bach limiterait d’inspirer. À savoir, celle  qui n’élève qu’à partir de nous-mêmes, somme toute,  une partie de nous-mêmes, mais sûrement pas tout de nous-mêmes. Or, Thérèse l’a expérimenté avant de recevoir  le manteau  de la part de la Vierge qui l’a couverte de sa sainteté, alors qu’elle considérait ses nombreux péchés.

Souligner cela, autant dire que la beauté de l’élévation, du ravissement est vérité même, à l’état pur,  car la laideur du pêché ne retient plus.

 

4. L’ASSOMPTION, FÊTE DE L’ÉLÉVATION


Et l’immense solitude qui accompagne une telle élévation, comme ce fut le cas de Marie elle-même au départ de son Fils,  et de Thérèse dans ses états extatiques et  de Bach dans ses traits  hiératiques, cette solitude-là  est déjà le lieu de la fondation de la demeure de Dieu parmi les hommes.

Bach, L’homme qui tutoyait Dieu, la femme qui a vu la Vierge Marie et son époux, les parents qui portaient le destin de leur Enfant et la Mère qui lui ayant donné le corps se laissa emporter au ciel..., nous ne sommes pas à un ravissement près , tant est grande la promesse de la Vie.      

2008/08/15 - Homélie de l'Assomption

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le vendredi 15 août 2008 14:26


Nous fêtons aujourd'hui l'Assomption. La fin de la vie de Marie, pourquoi est-ce si important ? Le vieil adage, qu'il vaut mieux d'ailleurs manier avec beaucoup de précaution, disant " telle vie telle mort "  serait-il  donc à appliquer à Marie sans aucune hésitation, alors  que d'ordinaire il est prudent de le manier avec beaucoup de prudence ?

Marie endormie (tradition orthodoxe), enlevé au ciel (tradition catholique, latine) : fin de vie pas comme les autres. Regardons de plus prêt !

Qui ne rêve pas, pour lui-même ou pour les autres, de finir comme elle, sans la douleur de la mort ? (Pierre Alibert) et pour certains en plus dans le bonheur des retrouvailles plus qu'espérées, attendues,? (Thérèse de Lisieux : " je ne meurs pas, j'entre dans la vie ")

Qui ne rêve pas d'être, au fond, comme elle  tout au long de sa vie, amour tout donné, sans entrave aucune, donc pleine de grâce?


Nous les chrétiens, tout en étant traversés de ces rêves plus ou moins intensément présents dans tout cœur humain,  nous voyons en elle le prototype de l'humanité.

Si bien réussi, mais hélas, dirons-nous, en un seul exemplaire, excepté le Christ-Jésus, son Fils. Ce n'est pas beaucoup, (comme une maison témoin).
Même si l'on sait qu'elle a été dans cette situation privilégiée justement pour accueillir le Fils de Dieu.


Marie en effet reflète la Lumière du Christ et soutient l'Espérance de l'Eglise.    

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