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2016/12/25 - Homélie - Jour de Noël

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le vendredi 3 février 2017 10:54

Le jour s’est levé sur notre humanité. Un jour de plus, mais un jour pas comme les autre, car un jour nouveau. La nuit précédente, le Fils nous est né et il est la Lumière. Désormais, c’est lui qui va éclairer notre vie de jour comme de nuit. Car sa lumière est bien plus puissante que la  lumière du soleil. Nous avons vu l’enfant dans la crèche. Et nous y sommes déjà penchés ou alors allons le faire très bientôt. 

Le fils de Dieu s’est incarné dans notre vie. Dieu a voulu se faire petit pour être à la mesure de notre vie. Il a voulu être petit pour être aimé, comme il nous aime.

Il est ce Verbe qui vient d’auprès de Dieu. Et ce Verbe est pas seulement pour nous dire les choses au sujet de Dieu d’où il vient, il est aussi la lumière qui vient éclairer nos pas, nos chemins, nos vies, jusqu’au plus intime de notre être. Afin que nous devenions ce qu’il désire pour nous, capable d’entrer dans une vraie relation avec lui.

Qu’est-ce que nous somme venu voir au grand jour ? La même chose que ce qui s’est donné à voir la nuit. Le même Jésus de la crèche. Mais dans la nuit son éclat pouvait être plus puissant qu’en plein jour comme maintenant. En plein jour, nous avons à nous ouvrir  d’avantage  à la foi. 

L’émotion de la nuit, tout compte fait bien humine, est déjà bien retombée. 

Il nous reste les yeux de la foi pour voir la lumière divine d’un enfant qui par son corps prend corps de notre humanité et s’invite dans nos vies pour nous imbiber de la sienne. AMEN.

2016/12/24 - Homélie de Noël

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le vendredi 3 février 2017 10:52

Dieu nous sauve en devenant petit, proche et concret. 

A son tour, il nous invite à nous rendre proche, de façon concrète de tous les petits qui sont autour de nous. 

Qui sont-ils ? 

Déjà ceux qui sont objectivement sans moyens propres pour vivre. Et donc c’est chaque enfant. C’est si bon de voir que la fête de Noël est devenue une fête de tous les enfants et donc de  chaque enfant. 

C’est aussi la fête de ces enfants qui naissent dans la situation de danger de maladie, ou d’insécurité environnementale. 

Ainsi aussi de ses enfants qui ne seront jamais autonomes, car nés ou devenus handicapés physiquement et ou mentalement.

Mais, aussi de tous les adultes qui de par les conditions de leur vie sociale, ne seront pas vraiment épanouis humainement, ni matériellement.

Mais aussi de tous les adultes qui à un moment de leur vie ou à un autre, de façon passagère ou durable, sont devenus vulnérables, faibles, dépendants d’une maladie, d’une addiction…

Mais c’est aussi la fête de tous les adultes, car tous l’enfant on l’avait été et en garde une mémoire bien vive de cela dans notre vie d’adulte que nous sommes aujourd’hui. 

Donc, vous avez bien compris, Noël  c’est la fête de nous tous ! Car tous à un moment ou un autre ou de façon durable sommes petits et faibles, chacun de nous compte sur l’aide des autres pour vivre, pour survivre même. Et nous avons tous besoin de quelqu’un de plus fort que nous  et qui se penche sur nous et prenne souci de nous. 

C’est ainsi que Dieu  se fait pour nous dans la fête de Noël. 

C’est l’enfant lui-même de la Crèche qui  se penche sur nous, alors que ce nous  qui nous penchons sur lui. C’est Jésus de la crèche, c’est Jésus de notre foi. Il est devenu tout petit pour pouvoir expérimenter l‘amour humain, lui, Dieu qui nous a créé pour aimer. À son tour, il désire d’être aimé.  

Comment je m’en occupe de ce Jésus ? Comment je le fais grandir  dans ma vie ? Comment les fêtes de Noël sont une occasion pour le faire grandir en moi ? Suis-je prêt à lui ouvrir entièrement mon cœur ? 

Dans un geste confiant je peux lui permettre de  se pencher sur moi, sur mes joies et peines, sur mes projets et  sa volonté au sujet de ma vie. Sur ma vie dans sa Vie ! Amen

2016/12 - Une prière de NOËL

Category: Partages spirituels livrés par le Père Rémy
Créé le vendredi 3 février 2017 10:16

Encore un et encore une fois si différent des autres. Chaque fois unique, exceptionnel, sans pareil.

Noël, fête de la naissance et de la renaissance de la vie en nous.  Vie de Dieu, vie avec, et après tout, pourquoi pas pour Dieu.

Pour toutes ces raisons-là, nous sommes dans la joie. 

N'oublions cependant pas tous ceux qui ne la partagent pas.

Soit parce qu’ils ne sont pas croyants en un tel Dieu, même pas pour deux sous.

Soit parce que, à cause d'une coïncidence des dates, Noël est ainsi associé à un malheur dont le souvenir est réactivé chaque année à la même époque.

Soit parce qu’ils sont frappés d'un mal qui ne le quittent pas, même le jour de Noël.

Pour les uns Noël est le temps de la joie. Pour d'autres, Noël est le temps de tristesse que l'ambiance générale autour exacerbe.

Toujours est-il, que Noël peut être pour tous un signe visible d'une espérance qui prend corps. AMEN

2015/12/22 - Méditation personnelle - ENFANT

Category: Partages spirituels livrés par le Père Rémy
Créé le mardi 28 juin 2016 10:21

C'est quoi cet enfant dans la crèche ? Le réceptacle de nos vœux pieux  de bonheur et éventuellement exutoire de nos frustrations? Pourquoi pas car c'est aussi cela la crèche. Mais la crèche contient aussi et finalement surtout un autre sens. Celui que lui donne la Bible. Le sauveur vient dans un enfant. Comment une telle vérité perse la peau épaisse et dure d’un humains, peau à comparer  à celle d’un bovin pour féconder notre conscience à ce sujet. Noël est une excellente occasion pour vérifier la résistance d’une telle peau dure et la capacité à se  laisser tanner par Dieu et sa bonne nouvelle. Y compris la membrane de notre oreille intérieure peut se  laisser travailler les résonateurs spirituels de notre cœur et de notre âme, de notre vie en somme. Pour cela nous avons besoin de réchauffer notre cœur auprès de la crèche y compris par le vin chaud que suit.

2015/12/22 - Homélie - Noël Enfant

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le jeudi 31 décembre 2015 09:40

C'est qui cet enfant dans la crèche ? Regardez bien les enfants, y a-t-il quelqu’un de vivant ou pas ? Est-ce une poupée ou un vrai bébé ? Mais est-ce Jésus, comme autrefois, il y a deux mille ans ? Il y a deux mille ans, c’est bien loin, ma foi ! Qui est-il vraiment, qu’est-ce que c’est toute cette histoire ?

C’est aux grands que je m’adresse maintenant. La crèche, toute cette mise en scène, Noël la fête de l’enfant de tous les enfants, pourquoi faire ? Qui ne le sait pas : Fête de l’enfant, de la famille. Une belle en effet fête que la religion chrétienne a léguée à l’humanité. C’est un legs gratuit, sans obligation aucune, ni de foi ni de non foi. Mais regardons de plus près.

Noël et sa crèche, ne sont-ils pas parfois le réceptacle des voeux pieux  de bonheur et éventuellement l’exutoire des frustrations humaines et /ou spirituelles ? Pourquoi pas, et même c'est aussi cela, la crèche !

Mais la crèche contient aussi, et finalement surtout, un autre sens. Celui que lui donne la Bible. Le sauveur vient dans un enfant. Comment une telle vérité perce nos vies, à l’image de la peau épaisse et dure d’un bovin pour féconder notre conscience à ce sujet. C’est peut-être pour cela qu’à la crèche  il y avait  un boeuf, d’ailleurs, à côté d’un âne.

Noël est une excellant occasion pour vérifier la résistance d’une telle peau dure. Et donc Noël est une bonne occasion de se laisser tanner par Dieu. Pas seulement notre peau, mais surtout le cœur et l’âme in fine. Sans oublier de bien tanner la membrane de notre oreille intérieure. Comment le faire : par l’écoute de la Bonne Nouvelle que les anges sont en train de nous annoncer.

La membrane de l’oreille intérieure laisse travailler les résonateurs spirituels de notre cœur et de notre âme, de notre vie en somme. Les enfants mettez la main sur l’oreille, vous entendez le bruit de la Bonne Nouvelle ? Avez-vous bien posé la main pour le recueillir ce bon bruit là ? C’est déjà presque de la musique. Pas encore céleste, mais cela lui semble, à force d’y croire on y est presque.

C’est cela la magie de Noël, croire que l’Enfant est né et se croire être celui ou celle qui l’accueille, s’en occupe, en prend soins. Pour cela nous avons besoin de réchauffer notre coeur auprès de la crèche y compris par le vin chaud.

Et ne confondons pas une poupée avec un véritable  être vivant, tout comme ne confondons pas un enfant quelconque avec celui de Noël. Ou alors, celui de Noël essayons de le trouver dans chaque enfant que nous rencontrons.

Vous me diriez, c’est peut-être un peu trop pour une vie, surtout si nous en rencontrons beaucoup tous les jours. En attendant de voir comment l’année va se dérouler, prenons déjà soin de cet Enfant là que nous berçons ce soir dans nos bras en lui chantons de chants de Noël pour que sa nuit soit douce et notre vie belle. Nous n’allons pas nous l’interdire, à nous qui tout de même avons la liberté de pouvoir le faire, aussi bien en privé qu’en public.  AMEN

2015/12 - Conte de Noël

Category: Partages spirituels livrés par le Père Rémy
Créé le jeudi 31 décembre 2015 09:04

Conte de Noël, au goût de vourst.


Nous sommes à Hong Kong. A quelques jours de Noël. Une société (pas anonyme, mais dont l'identité n'est pas à révéler) reçoit un gros colis, une commande qu'elle n'a jamais faite. Il s'agit de deux tonnes de saucisses. Une erreur de commande. Cela arrive. Mais le patron doit réagir. Qu’en faire ? Les réexpédier ? Impossible. Les intégrer dans son réseau de distribution ? Ce n'est pas tout à fait  la même gamme de produit. En effet le foie gras et les saucisses ce n'est pas du tout le même rayon de ventes.

Avec ses collaborateurs réunis au tour de la table ronde, il fait donc le tour de la question pour savoir quoi en faire. Détruire ? Dommage ! Donner ? A qui ? Aux pauvres ! Mais, comment les joindre? Par des organismes caritatifs. Qui s’ont-ils, qui s’en occupe ? Beaucoup de personnes. Le directeur voyant que cela ne débouche pas, coupe court pour cesser la discussion de tourner en rond. Concrètement, qui connaît quelqu'un  qui… ?

Mr, dit un jeune  collaborateur, je connais la communauté catholique francophone.  Et alors, quel rapport, se demandent les autres en croisant des regards interrogateurs. Ils sont tout de même surpris par une telle irruption de la réalité religieuse. Rien que par l’alignement de trois mots à une telle consonance si peu appropriée  au sein d’une entreprise. Du jamais vu ! Mais, quand il faut trouver une solution  à un problème, on ne va tout de même pas rechigner sur les moyens pour y parvenir. Et puis on est à quelques jours de Noël, se disent certains dans leur tête, malgré tout réveillée pour une telle considération. Le jeune homme qui a déclenché toutes ces réactions aux confins du désarroi, non seulement il  connaît la communauté, il la fréquente même.

Contact est donc pris et deux tonnes de saucisses atterrissent dans les chambres froides des congélateurs des petites soeurs   des pauvres d’Aberdeen. Elles ont à charge deux maisons de retraite en plus de deux cent repas distribués chaque semaine aux pauvres etc. Et dans cette chaîne de la vie, ainsi constituée, celle de l’amitié humaine, même la chaîne de froid était garantie.

Voilà comment non pas le ciel nous tombe sur la tête, mais comment la vérité se révèle dans cet Enfant qui naît et renaît dans nos coeurs. Quel rapport ? Un peu d’effort pour y arriver tout seul.  Et surtout prenons- en soin ! Prenons soin de cet Enfant  qui renait en nous et qui doit être porté aux autres, d’une manière ou d’une autre, même en se servant de la vourst qui de l’Europe atterrit sur le marché hongkongais. Mais puisque tout n’est pas mercantile, et pourtant essentiel pour vivre, n’hésitons pas à emboiter le pas. Et si nous y sommes déjà, réjouissons-nous.  Et les étoiles depuis le ciel nous diront avec les anges : paix aux hommes et joie dans le ciel.

PS.

1°  cette histoire est véridique, mais en partie.

2° Si en visitant le p. Gabriel Lajeune, un ancien missionnaire au Vietnam,  qui fait partie des pensionnaires d’Aberdeen, vous constatez qu'il a grossi, vous saurez pourquoi. Mais peut-être un peu de foie gras pourrait équilibrer son alimentation ?, pas sûr ;  en tout cas, n’oublions pas ceux qui sont seuls…

2014/12/24 - Homélie - Noël

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mercredi 31 décembre 2014 15:02

Noël le temps à faire taire le bruit de guerre, toutes les guerres, pas seulement celles qui éclatent aux yeux du monde, entre les peuple et à l’intérieur, mais aussi toutes celles qui se déroulent en famille, dans les fonds de nos intimité même.

La première lecture vient nous en donner le sens, c’est à cause de la promesse de Dieu qui vient  habiter chez les hommes.

Faire taire les bruits de guerre, toutes les guerres,  cela passe par la réactivation de l’espérance, qui elle est possible dans un acte de foi. 

C’est dans un acte de foi qu’est possible  d’entendre ce que Paul dit à Tite son fidèle compagnon de mission dans le monde païen: faire éclater la joie de tout un peuple qui réactive son désir de faire le bien.

Comment le faire? En toute confiance mais aussi sans crainte, ce qui veut dire ici sans avoir peur. Les anges y invitent dans l’évangile proclamé à l’instant, comme naguère Gabriel l’a dit à  Marie le jour de l’annonciation. Nous avons besoin d’entendre et réentendre cela.

La religion chrétienne n’a pas pour but de nous calmer au point de nous anesthésier en risquant l’absence de tout  lien sensible avec les autres, tous les autres.

Au contraire, elle nous réveille  pour nous rendre sensible à ce qui est méconnu, voire méprisé dans et par le monde qui  essaie de s’autogérer  comme il l’entend, sans se référer à la transcendance divine de la Loi d’amour et de liberté de tous.

Déjà avec elle ce n’est pas toujours bien clair, tellement l’’esprit humain résiste à ce qui est vraiment divin. Imaginons, ou plutôt constatons ce que cela donne dans sans une telle référence.

 Bien que beaucoup croient que cela est possible sans se référer à la transcendance.

Même si il a des bonnes choses puisées dans le cœur humain bienveillant à l’égard des autres.

C’est toute de même sans commune mesure avec  l’amour divin qui se manifeste  à partir de ce que Dieu voit et ce qu’il tend à nous faire connaître.

En effet son regard contrairement au notre n’est pas flottent, il est stable, constant dans son amour et donc dans sa justice.


Un enfant nous est donné, un enfant est en train de naître sur le seuil de nos vies. 

Cela  étonne, et une fois accepté rempli notre cœur de joie.

Ainsi formerons-nous ce peuple qui est ardent à faire le bien en nous, entre nous et plus largement autour de nous. Amen. 

2014/12/24 - Méditation collective - Noël

Category: Partages spirituels proposés en paroisse
Créé le mercredi 31 décembre 2014 14:57

Quelqu’un est en train de naître sur le seuil de ma vie.

Il me rejoint par ce qui est le plus faible, le plus fragile, le plus quelconque, le plus banal, le plus obscure aussi, comme la nuit, le plus mystérieux comme la VIE.


Quelqu’un est en train de naître sur le seuil de ma vie.

 Pour le voir, il faut ouvrir la porte de ma vie, car sans moi il ne peut pas entrer chez moi. Entrer veut dire le prendre dans mes bras et l’amener chez moi. Il est juste déposé sur le seuil de ma maison, là où j’habite, là où il  voudrait habiter lui aussi, si je le veux bien.


Quelqu’un est en train de naître sur le seuil de ma vie.

Pour me dire combien je suis digne d’être aimé, malgré toutes les bonnes raisons que je trouve pour ne pas l’être.  IL me le dit sans mot dire. Ce n’est pas qu’il ait donné sa langue au chat, c’est qu’il est trop petit pour les formuler pour me les adresser, ce sera peut-être plus tard. Cette nuit, il me parle comme un muet qui comprend un autre muet, car en sa présence je suis toujours bouche bée. D’ailleurs, surtout aujourd’hui, je me sens bien  comme un enfant qui ne parle pas encore. Ce n’est pas une régression  spirituelle et ou psychosomatique intégrée. C’est juste la rencontre à ce niveau-là.


Quelqu’un est en train de naître sur le seuil de ma vie.

Et moi en lui ouvrant la porte, j’en suis ravi, oui le ravi de la crèche c’est moi, moi aussi. Je le revendique  haut et fort, sans savoir vraiment dire les mots pour l’exprimer. Maintenant, je sens que c’est de toute la lumière de son sourire qu’est inondée ma maison. C’est le sourire de Dieu lui-même, à ce qu’il paraît.


Quelqu’un est en train de naître sur le seuil de ma vie.

Et je l’accueille avec une joie que désormais rien ne pourra tarir en moi et autour de moi. Car tout en naissant sur le seuil de ma vie, il vient en compagnon et maître fidèle  pour me  révéler à moi-même grâce à sa vie. Il est aussi en train de naître sur le seuil de ma vie pour que, après, rien ne soit comme avant. Tellement la puissance avec laquelle il s’invite ce soir me prend à la gorge  et me remplit le cœur  de tant d’espoirs que même les traineaux de tous les pères Noël  en débordent largement sans pouvoir vraiment les contenir. Car il me fait comprendre qu’en sa compagnie je pourrais mûrir, voir même vieillir comme du bon vin pour me laisser livrer un jour à la joie  finale, totale et éternelle de la fête de la VIE.  Tellement il est au seuil de ma vie maintenant et pour l’après aussi.


Ce quelqu’un qui est en train de naître sur le seuil de ma vie c’est lui

C’est lui, cet enfant qui ne parle pas et qui me rejoint  par ce qu’il y a en moi de plus vulnérable, mon cœur déchiré en plusieurs morceaux où il entre et par sa divine puissance désarme toutes mes résistances non pas seulement pour les recoller et en faire un patchwork  digne d’un meilleur maître d’un tel ouvrage. Il me fait de tout cela sa propre image, belle, pas narcissique  pour deux sous, mais divine car désirée depuis toute l’éternité.


Quelqu’un est en train de naître sur le seuil de ma vie.

Et je m’aperçois que  l’on lui ouvrant la porte c’est ma vie qui est en train de naître. Ma vie inondée de cette joie immense qui vient d’aussi loin et d’aussi près à la fois, qu’aucun désespoir ne peut troubler au passage  ni à l’accueil.

Avec quelqu’un qui est en train de naître sur le seuil de ma vie, je renais moi aussi, j’en suis profondément touché et comblé.


Quelqu’un est en train de naître sur le seuil de ma vie

Et si vous le reconnaissez dites-lui que je l’attends, il peut  venir s’installer chez moi. Il ne me dérangera pas du tout.  Ma porte est ouverte, il doit être juste derrière, mais au cas où je ne l’aurais pas vu  tout de suite, sans tarder faites le entrer chez moi.  Avec lui,  nous sommes dans la fête, la fête de l’Enfant qui ne parle pas,  mais sourit et pleure  sûrement parfois. Sans paroles, il nous fait comprendre tout cela et bien plus encore. Mais chaque chose en son temps, ne pressons pas inutilement  le pas. Restons auprès de lui comme son père et sa mère, Joseph et Marie qui l’ont accueilli  au cœur même de leurs vies.

Avec lui, vous et moi, nous serons  en bas  de portes de ma maison, de ma vie, en bas de portes où les derniers mots se racontent, comme vérité du bas de la porte sur le seuil avant de  se séparer et puis, plus tard, pour se retrouver et reprendre le fils  de la vie de relation  ainsi initiée.


Ce quelqu’un qui  est en train de naître sur le seuil de ma vie,

ce n’est pas le dernier mot qu’il me dit, mais bien le premier, celui de l’invitation à la PLEINE VIE,

Et moi,  cette nuit, avec les enfants de tout âge de ZERO à plus de CENT ans, autour de sa crèche,  en mêlant nos voix à ceux des anges, je chante à tue-tête :


                                                            GLORIA in excelsis is Deo.....

2012/12/20 - Méditation personnelle - VISITATION (Lc1,39-45)

Category: Partages spirituels livrés par le Père Rémy
Créé le vendredi 21 décembre 2012 14:50

Quand deux femmes se rencontrent, qu’est-ce qu’elles se racontent ?
Elles échangent, elles partagent, elles disent, elles méditent,
Elles s’épanchent, elles prennent leur temps et elles tranchent.
Elles se retrouvent sur le même terrain, celui de leur féminité.
Elles sont pleines d’envie, à pleines dents,   de croquer la vie
Et, parfois, déjà toutes jeunes, en  vie, mais déjà bien amochées,
Elles se rencontrent, elles se racontent, elles se mesurent, elles pullulent


J’ai rencontré deux femmes, que le destin a mis ensemble.
Une belle-mère, l’autre, sa bru, une fut ma grand’ma, l’autre ma tata
Les deux grabataires, dans deux pièces voisines d’une maison
Sans étage, juste posée sur  terre et elles au lit ainsi étendues.
Qu’est-ce qu’elles pouvaient se dire en dehors de gémir,
Sans espérer même que l’autre l’entende, enfermée dans le sien
Elles se rencontrent, elles se racontent, elles se mesurent, elles pullulent


Marie et Elisabeth,
Elles aussi se sont rencontrées, une fois enceintes, l’une vers l’autre portée
Une marche vers,  l’autre attend sans le savoir, l’une belle, l’autre pas mal,
Le seuil franchi, la vie dans le corps déposée, flotte le parfum des affranchies
De toute crainte et de toute fébrilité, elles ne sont que dans la rencontre tissée
Sur la trame de la même attente, d’un même soupir vers Dieu à venir
Elles sont avec leurs fils respectifs, sans aucune autre perspective
Que celle d’être dans l’étonnement joyeux que la louange rend soyeux !


Quand les deux femmes se rencontrent, elles se racontent la vie :
Debout, assise, allongée, écourtée, prolongée, accroupie, toute sorte de présences
Elles embrassent et embrasent, elles cajolent et pour cette autre vie s’affolent.
Elles portent et supportent, elles prennent le temps et ouvrent les portes
De l’école de la vie qui n’est pas l’ennui à souhait, mais bien un métier
Comme celui de l’ouvrage à tisser pour être dans le bon temps et bien se hisser,
Elles dessinent le destin qui avec elles et leur progéniture frime, sans demander dîme
Ou une autre redevance pour leur service d’heureuse connivence


Elles sont là l’une en face de l’autre ou à côté, jamais pour s’affronter, ni éberlucoter1
Elles ont tellement des choses à se dire qu’elles ne voient pas la nuit venir, pas plus que le jour
Au petit matin, assoupies, pour donner à vivre à leurs petits, pas seulement dans la joie de mère, mais aussi dans leur repos profond bien éphémère; elles ne sont pas là pour se prélasser,
Ni rompre le cou à la fatigue qui emballe tant de vies et les irrigue,
Elles sont là, parce que                 


Bientôt c’est Noël !


 


1 Néologisme signifiant se faire impressionner pour des choses qui n’en valent pas la peine.

2011/12/24 - Homélie - Noël, fête de l’Enfant !

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mardi 3 avril 2012 10:49

C’est la fête de tous les enfants, y compris la nôtre à nous les adultes qui jadis, étions des enfants.

 

Depuis, les quatre lumières ne cessent de nous accompagner.

 

La vigilance sur nous même, sur ceux qui nous sont confiés, sur le monde dont nous n’héritons pas mais que nous empruntons aux générations futures.

Vigilance de la responsabilité devant la beauté mais aussi la fragilité de la vie.

Vigilance à ne pas manquer de rdv. avec la vérité de la vie de soi-même ni avec les autres.

Vigilance pour être disponible là ou l’on peut. Etre disponible, et on le sait, à chaque génération on est disponible différemment, car le point d’attention est différent. Mais toujours en sachant avoir une écoute transgénérationnelle pour ne pas s’enfermer dans une logique partagée entre les semblables : les uns dans la génération Y, les autres dans celle de ‘Trente glorieuses’ ou encore dans une idéologie, plus ou moins facilement enfermante, qui finit parfois par enfermer. etc.

 

Patience !

Il y en a qui en ont à en revendre alors que d’autre n’en ont même pas pour deux sous.

Elle se travaille non pas à coup de cravache mais de délicatesse et bonté, celle de Dieu révélé en Jésus qui ne condamne jamais, sans pour autant laisser planer le doute sur la vérité.

Dieu est le plus patient, lui qui a tout le temps, alors que nous tellement occupés par les choses à faire nous en avons de moins en moins.

 

Même les enfants.

Laissons-les même s’ennuyer un peu, il paraît que c’est bon pour leur santé, tous les psy vous le diront.

 

La patience c’est aussi ne pas vouloir tout maîtriser au risque de mépriser l’essentiel, le fait d’exister, et exister, tant qu’à faire, en reconnaissante la présence des uns et des autres.

 

Gaieté,

Cette joie que les enfants nous rappellent dans les éclats de rire, dans l’insouciance.

C’est aussi bon de ne pas se soucier de tout et tout le temps.

 

Bonne coupure dans la monotonie du quotidien plus ou moins supportable, y compris par le fait de se rassembler dans une église pour se dire ce que l’on vie les uns les autres, en confiant tout cela la bienveillance des uns et des autres et tous à la bienveillance de Dieu.

 

Savoir que nous avons au-dessus de nous une belle étoile qui s’est penché sur nous dans cet Enfant jésus, sauveur de la grisaille, de la tristesse et de l’ennui, c’est déjà bon à prendre, car il nous sauve de * ce ?*/celui nous enferme.

Comment ?

En nous invitant à ouvrir nos yeux et nos oreilles et par conséquent parfois la bouche pour dire ce que nous avons vu et entendu.

 

La joie de l’âme c’est le trésor que personne ne pourra nous voler, prendre, subtiliser, ravir, travestir. Oui la véritable gaieté de l’âme, parce que dans l’attitude de vigilance.

 

Qu’est-ce qui nous reste, avec la quatrième lampe :

 

faire de la tempête ? Non !

 

Justement, la dépasser !

 

Ou alors se laisser submerger par la tempête de l’Esprit saint, qui souffle là où il veut et quand il veut.

Et si vous sentez que vous allez vous trouver dans l’oeil de son cyclone, il ne nous restera qu’a nous laisser emporter de sorte que des rdv de nos vies ne soient pas ratés, facile à dire.... ?!

 

Mais n’avons-nous pas entendu tout à l’heure, la lampe tempête de dire :

 

Je ne vous abandonnerais jamais ?

 

Qui croirait à ce que raconte une lampe ?

 

D’accord, d’accord, mais après tout on est à Noël ou on n’y est pas !

 

2011/12/23 - Homélie - Noël aujourd'hui

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mardi 3 avril 2012 10:47

En entrant dans une de deux églises à Montmorency, on remarque la présence de plusieurs crèches. Pas une seule, comme le veut la tradition, mais des dizaines. Réalisées par les enfants, à l’aide de leurs parents et grands-parents, dont vous faites peut-être partie. Comme vous pouvez le constater, ces crèches sont pleines de vie, plus belles les unes que les autres. C’est dans les cadres de la catéchèse que le concours de crèches fut ouvert. Et qui dit concours, dit récompense. Certes, il y a les trois premiers prix qui seront annoncés. Mais, il est évident que tous les participants sont gagnants.

 

La tradition de la crèche remonte à St François d’Assise qui voulait rapprocher le mystère de l’Incarnation de la vie quotidienne de ses contemporains. Et peut importe que l’âne et le bœuf y conviés ne soient pas mentionnés dans les évangiles. Nous, ses héritiers, avec joie nous garnissons la crèche de tout ce qui nourrit l’imaginaire chrétien à ce sujet et qui nous aide à mieux comprendre le mystère de l’Incarnation.

 

Noël aujourd’hui, c’est tout cela, c’est la fête de l’Enfant, mais par lui, c’est aussi, en pénétrant les différentes cultures de tous les continents, la fête de tous les enfants de la terre. Même, et cela n’est pas étonnant, l’économie et le commerce s’y sentant également invités.

 

Ce Jésus, dont nous célébrons comme chaque année la naissance, est un cadeau du ciel. Dieu s’est fait petit enfant. En Jésus, Dieu se manifeste comme proche de nous, sa création. Tellement proche qu’il se fait un de nous. Dans cette proximité nous découvrons sa bonté et sa délicatesse innocentes. Dans cet Enfant, Dieu s’abandonne entre nos mains. Il risque sa vie dans celles des hommes, sans exiger de privilège. Il se livre sans aucune défense pour que nous puissions le trouver librement, sans aucune pression de sa part. Juste sa présence, un cadeaux du ciel, pour, non seulement embellir notre vie, mais, en L’accueillant, la rendre pleine de vie, pleine de Sa vie.

 

Bonne fêtes de Noël, à nous qui sommes rassemblés en communion autour de cet Enfant de la crèche, en familles, entre amis, en communion avec tous ceux et celles qui dans la solitude de leur vie, par nos présences, y sont aussi présents.

 

2009/12 - Homélie de Noël

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le jeudi 24 décembre 2009 10:30

En préparant l’homélie des célébrations de Noël, j’ai cherché par quel chemin passer pour arriver à annoncer ce qui se produit du point de vue chrétien. Mon téléphone portable se met à vibrer, l’écran s’allume, je regarde et je vois qu’un SMS vient de tomber sur ma boite. Je regarde, on ne sait jamais, c’est peut-être important, après tout le jour de Noël tellement de choses importantes se passent partout.  Que vois-je ? très curieux ce que j’y trouve, juste trois lettres en Majuscule : S. M. S. étonnant… je croyais que c’était une blague écrite, un SMS pour dire les mêmes trois lettres S.M.S.  Il y a que quelque chose de bizarre.  Tellement absorbé par ce message mystérieux je ne même pas fait attention  à l’auteur. Je regarde en entier : S.M.S. signé DIEU ! Ca alors, c’est une plaisanterie et d’un goût douteux.  Je retourne à la préparation de mon homélie ainsi interrompue, mais je ne me doutais pas à quel point elle serait aussi ainsi alimentée. Car en me replongeant dans de savants commentaires des textes bibliques, comme guidé par une force extérieure à moi, je me mets à chercher les mots qui commencent par les lettres S et M. Pourquoi cela ? En quittant des yeux mon téléphone portable, ma pensée y revient constamment.  S.M.S. …  je n’en décolle pas, comme un avion cloué au sol, je n’arrive pas à passer à la haute sphère de considérations exégétiques.  Et tout à coup tout s’éclaire !
 Comme si après avoir peiné, tel un ordinateur qui en plus de son travail habituel pour lequel il est sollicité, est aussi sommé d’accueillir les dernières mises à jour et d’autres compressions de textes,  après avoir peiné sur deux niveaux celui du SMS et celui de l’homélie, tout devient simple. Les trois lettres correspondent aux trois mots.  Jésus, l’Enfant de la crèche, il est donné en cadeau comme Sauveur, comme Messie et comme Seigneur.  Il fallait deviner.

 

Après tout, le soir de Noël beaucoup de choses ne sont pas comme de l’accoutumé, les animaux parlent, les gens viennent aux offices bien plus massivement que les dimanches ordinaires.  Pourquoi Dieu ne se mettrait pas à la technologie moderne ? Fini les longs discours, fini les errements sur les déserts, fini les interminables discussions sur les sens des mots de la Bible. Fini ou presque, car si Dieu parle peu, il y a de quoi faire en terme de l’accueil de ses trois mots : Sauveur, mais  de quoi et pourquoi faire ? Messie, envoyé de Dieu, faut-il croire pour savoir qu’il est Dieu ? et Seigneur, le Victorieux de la Mort, comment ???
SMS avec Trois lettres S.M.S.  Tu parles d’un cadeau !  c’est presque rien et pourtant cela pèse si lourd, et pour bien longtemps.  Tant que dure la fête de la vie.  

 

2016/12 - Article - Noël, temps d'action

Category: Points sur des thèmes de religion - Documents liés
Créé le samedi 3 février 1917 10:07

Pour le HKatholique news


Quand tu entends le mot Noël
, à quoi cela te fait-il penser ? À Noël bien évidemment, la naissance de Jésus, de cet enfant si attendu et qui, ayant grandi, a fait de si grandes choses. Mais peut-être portes-tu le prénom Noël ? Noël comme prénom peut vouloir dire être né  comme frère de Jésus. Je connais un prêtre qui porte ce nom, il s’appelle Noël, c’est son nom de famille. 

Sais-tu pourquoi on fête si joyeusement  Noël ? C’est la fête de tous les enfants de la terre. Et c’est à cause de Jésus, je t’assure que c’est vrai ! Mais peut-être tu le savais déjà. Mais sais-tu que les premiers chrétiens aimaient beaucoup se rappeler les événements de la vie de Jésus d’avant sa vie d’adulte ? Ils cherchaient à savoir comment il était à sa naissance. Mais, ils y en avaient aussi qui doutaient qu’il était un enfant comme tous les autres. Et pour aider tous à grandir dans la foi, ils en avaient conclu que Jésus était comme tous les autres enfants et pourtant bien différent, car fils de Dieu, et Dieu lui-même. Même avec cela allez y voir clair là-dedans ?! Pas si simple au premier abord. Pour être encore plus concret, ils avaient donc cherché à fêter le jour de la naissance de Jésus, comme pour tous les enfants. Ils voulaient chaque année se rappeler qui il était, comme leurs  propres enfants, bébé, petit garçon etc. Pour la date de son anniversaire, ils se sont dits : puisque ce Jésus est venu apporter la lumière de Dieu pour éclairer les ténèbres de la vie des hommes, le mieux ce serait de situer la date de sa naissance au solstice d’hiver. C’est vrai pour l’hémisphère du nord, même à Hong Kong, car pour le sud, c’est l’inverse. En Australie, en Afrique et en Amérique du sud Noël est donc fêtée en plein été. Etrange, n’est-ce pas ?!

Je t’invite à partager avec tes grands frères et sœurs et tes parents sur cette fête de Noël. Regarde avec eux quand est-ce que cette fête a été fixée au 25 décembre, dans quel hémisphère et ou exactement ;  je te donne un indice : ce n’est pas très,  très loin du pays où Jésus est né. Et au fait n’oublie pas de t’y préparer dans ce temps de l’Avent, juste quatre semaines et c’est Noël.

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