Site web Rémy Kurowski - 2008/05/10, Pentecôte - Concert-méditation - La cartographie, le GPS, le plan de ville et l’Esprit Saint.

2008/05/10, Pentecôte - Concert-méditation - La cartographie, le GPS, le plan de ville et l’Esprit Saint.

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Méditation : Rémy Kurowski, orgue : Vincent Rigot, titulaire de st Louis en Ile (Paris) interprète les compositions de Bach.

 

1°  Plan de ville.


Combien de fois ne nous sommes-nous pas  trouvés devant un plan de ville à la recherche de l’endroit qui est la destination de notre voyage ? Dans une partie de plan se trouve toute une série d’icônes permettant de se repérer. Parmi elles et toujours en première place figure  celle qui indique l’endroit où vous êtes : dans un cercle en ligne rouge les mots suivants sont inscrits : « vous êtes ici ». Le premier soulagement  et la première sécurité si nécessaire, il est en effet bon de savoir où on est. Quelqu’un, ou plutôt quelque chose d’autre que vous-mêmes, vous le confirme,  parfois l’indique et ainsi rassure. 

A partir de là, à partir de ce constat de savoir où on est, l’étape suivant consiste  à s’orienter. Orienter dans le sens étymologique veut dire trouver l’Orient,  la direction dans  laquelle quand on  porte le regard vers, on y trouve le soleil levant, à certains moments seulement, cela va de soi.  S’orienter s’accompagne d’un autre repérage géographique, celui qui consiste à trouver le Nord. Si le premier se faisait à partir du repérage du soleil levant, celui-ci se fait à l’aide d’un instrument que l’on appelle boussole. La boussole  avec son aiguille qui réagit à la présence d’une force magnétique toujours dirigée du même endroit de la planète terre permet de trouver le Nord en s’alignant sur le champ magnétique. (Et ceux de l’hémisphère sud trouvent aussi le nord.)

Si pour le premier, le verbe pronominal s’orienter ou tout simplement « orienter » existe tel quel, pour la boussole c’est seulement  sous sa forme négative: déboussoler, on ne dit pas « boussoler » mais seulement mettre la boussole,  même si désorienter existe également. Il est à noter que pour la boussole existe aussi un autre verbe: azimuté, employé ironiquement, par anti phrase comme équivalent de désorienté.   Et comme vous pouvez constater l’on dit pas dés – azimuté, comme désorienté. Entre l’observation de la nature à l’œil nu et à l’aide d’un instrument, ici la boussole, il y a en toute évidence de la différence, l’emploi des mots le suggère. Mais l’emploi de ces termes en est l’indice ? Peut-être !  Toujours est-il à constater !

Vous êtes ici ! Donc entre l’Est et le Nord, mais méfiez vous pour ne pas être à l’Ouest, même si parfois vous avez envie d’être en plein Sud, car c’est aussi ainsi….que l’on peut perdre le Nord.   

 

2° la cartographie


La cartographie est une science, que dis-je, un art de dresser les cartes géographiques (Littré). Elle nous oriente, si j’ose dire, en tous les cas  permet de nous situer quelque par entre le papier et la loi : La Carte et la Charte viennent du même mot : carta (magna…). Ce qui fait la différence en français moderne c’est la lettre h qui est toujours muette. En d’autres termes la loi sur papier est muette, sans voix, mais permet de s’orienter dans la jungle de relations. Quand les  grands explorateurs étaient  suivis de géographes, s’ils ne les étaient pas eux mêmes, c’était toujours pour dresser des cartes. Et c’est encore aujourd’hui ainsi pour tous les déserts du monde qui sont le théâtre des opérations militaires et ou humanitaires, ou simplement représentent un intérêt économique ou artistique.
La cartographie et comme une table de la Loi.
 

3° GPS


L’invention de la navigation par le système assisté (Global Positioning System) révolutionne les déplacements sur mer, sur terre et dans les airs. Ce système n’est qu’un prolongement de la boussole. Mais étant relié à un centre de détection, le GPS offre une double sécurité : celle de poursuivre l’itinéraire désiré et d’être  identifié dans les déplacements par un de tiers qui ne participe pas à votre voyage mais qui vous aident à vous déplacer et à tout moment sait où vous êtes. Une seule condition, il faut être branché. La mésaventure mortelle qui est arrivée, par exemple, à Steve Fossett, démontre cette nécessité.
Et l’Esprit Saint dans tout cela ?  C‘est dans la dernière partie.

 

4° Et l’Esprit Saint dans tout cela ? 


Je n’oserais pas parler de lui, mais cela ne veut pas dire que je me défausse. L’Esprit saint  est comme ce point rouge sur le plan d’une ville qui vous permet de savoir  où vous êtes. Savoir que l’on est là où on est, et pas là, ou l’on voudrait être dans nos rêves  déconnectés du réel,  ou encore pire, que les autres voudraient que l’on soit, c’est déjà un grand succès !

Mais l’Esprit saint ne se contente pas de cela. Après vous avoir permis de savoir où vous êtes, il vous fait bouger, tout de suite, presque immédiatement. Vous n’aurez même pas le temps de goûter à la joie de savoir où vous êtes et que vous y êtes bien. Non, vous n’aurez pas le temps de vous y installer, parce que lui, l’Esprit, déménage tout le temps et il vous déplace. Pas n’importe comment !

 L‘Esprit saint oriente, mais aussi déboussole, car il vous fait comprendre par exemple que les miracles existent, qu’il y a d’autres chemins, d’autres itinéraires pour atteindre le but, pas forcement le vôtre, mais certainement le sien (le chemin et le but),  d’autres chemins, tout comme d’autres buts, qui sont meilleurs, même si pas forcement les plus courts à parcourir ni les plus rapides à atteindre.

 Grâce à une bonne cartographie de votre existence, passée, présente et à venir, vous pourrez vous mouvoir en tout sécurité. Mais certainement pas en tout tranquillité, car l’Esprit saint est comme le vent qui souffle quand il veut, sans savoir d’où il vient et où il va. Indispensable, mais insaisissable, qui oriente mais parfois déboussole, sans pour autant nous laisser « azimutés ». A moins que les autres comprennent les choses ainsi, mais cela les regarde. Cela les regarde de  savoir si, pour eux, les autres sont à l’Ouest et ont même perdu le Nord. Après tout, est-ce important de savoir qui est tourné en bourrique et pourquoi ? Si déjà l’on arrive à savoir que le vent qui nous pousse pour aller plus loin dans notre vie est celui qui nous fait pousser pour aller plus loin dans la foi