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2019/12/22 - Homélie - 4e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le lundi 30 décembre 2019 09:36

Ce dimanche st Joseph est à l’honneur. Nous sommes l’année A dans les lectures et suivons donc st Mathieu. L’annonce à Joseph est noté par Mathieu, alors que l’annonce est faite à Marie par Luc. 


Deux engagements complémentaires, bien que différents, comme dans tout  couple qui veut fonder une famille. Joseph y apparaît comme un homme attentif à sa fiancée. Par délicatesse pour elle il veut la répudier en secret. Mais Dieu à un autre plan pour lui. Devenir père adoptif de son fils qui naîtra de Marie.


Quand Dieu se mêle dans nos vies, ce n’est jamais simple. C’est plein de surprises, in fine belles. Mais  il nous fait passer par des chemins souvent différents de ceux que nous aurions voulu prendre. Il nous contrarie dans nos projets. Il le fait par la conscience dans laquelle il s’invite avec sa voix douce et incisive à la fois.


On peut ne pas l’écouter. Faire la sourde oreille, c’est seulement repousser l’échéance de la rencontre véritable. Nos, bien humaines résistances, sont à courte vue. Il y a tellement de bonnes raisons pour explorer le monde sans lui, et pourtant Dieu y tient


Joseph est saisi de crainte. Et comment ne pas l’être, quand on est face à une telle situation, où à l’évidence Dieu s’impose par sa voix et ses conséquences. Il crée en nous quelque chose de nouveau, d’unique, d’irremplaçable.  Il crée en nous un élan de vie nouvelle. Joseph l’a expérimenté, il a vécu dans cette dynamique.


Souvent nous sommes au stade d’interrogations plutôt intellectuelles sur la vérité et la pertinence d’une telle présence divine dans nos vies. Savoir intellectuellement si l’on croit par exemple à la résurrection du Christ et donc à la nôtre, cela peut être un jeu intellectuel. Mais incarner une telle évidence dans nos vies c’est une une autre histoire.


Joseph était un homme juste aux yeux du Seigneur. C’est une formule bien connue dans la Bible. Elle accompagne les choix de Dieu. Ces choix concernent les personnes qui par nature et éducation ont déjà en eux ce terrain favorable pour accueillir cette nouvelle qui va transformer leurs vies.


Nous sommes des justes devant Dieu lorsque nous nous laissons ajuster à Lui par lui. Ajustés pour nous tenir droit dans la vie, à genoux devant lui, debout pour l’annoncer et nous pencher sur le prochain qui a besoin de sa présence par notre intermédiaire.
Nous sommes heureux d’être ainsi choisis. Nous sommes dans la joie. Et c’est cela le côté incroyable de la foi chrétienne. 


Les derniers préparatifs sont en cours pour accueillir cet Enfant, Jésus annoncé depuis le prophète Isaïe. Et qui maintenant vient pour notre salut. Car en lui Dieu est proche de chacun d’entre nous. Sommes-nous prêts à dire oui comme Joseph et Marie?   Amen.

2019/12/22 - Homélie - 4e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le lundi 30 décembre 2019 09:36

Ce dimanche st Joseph est à l’honneur. Nous sommes l’année A dans les lectures et suivons donc st Mathieu. L’annonce à Joseph est noté par Mathieu, alors que l’annonce est faite à Marie par Luc. 


Deux engagements complémentaires, bien que différents, comme dans tout  couple qui veut fonder une famille. Joseph y apparaît comme un homme attentif à sa fiancée. Par délicatesse pour elle il veut la répudier en secret. Mais Dieu à un autre plan pour lui. Devenir père adoptif de son fils qui naîtra de Marie.


Quand Dieu se mêle dans nos vies, ce n’est jamais simple. C’est plein de surprises, in fine belles. Mais  il nous fait passer par des chemins souvent différents de ceux que nous aurions voulu prendre. Il nous contrarie dans nos projets. Il le fait par la conscience dans laquelle il s’invite avec sa voix douce et incisive à la fois.


On peut ne pas l’écouter. Faire la sourde oreille, c’est seulement repousser l’échéance de la rencontre véritable. Nos, bien humaines résistances, sont à courte vue. Il y a tellement de bonnes raisons pour explorer le monde sans lui, et pourtant Dieu y tient


Joseph est saisi de crainte. Et comment ne pas l’être, quand on est face à une telle situation, où à l’évidence Dieu s’impose par sa voix et ses conséquences. Il crée en nous quelque chose de nouveau, d’unique, d’irremplaçable.  Il crée en nous un élan de vie nouvelle. Joseph l’a expérimenté, il a vécu dans cette dynamique.


Souvent nous sommes au stade d’interrogations plutôt intellectuelles sur la vérité et la pertinence d’une telle présence divine dans nos vies. Savoir intellectuellement si l’on croit par exemple à la résurrection du Christ et donc à la nôtre, cela peut être un jeu intellectuel. Mais incarner une telle évidence dans nos vies c’est une une autre histoire.


Joseph était un homme juste aux yeux du Seigneur. C’est une formule bien connue dans la Bible. Elle accompagne les choix de Dieu. Ces choix concernent les personnes qui par nature et éducation ont déjà en eux ce terrain favorable pour accueillir cette nouvelle qui va transformer leurs vies.


Nous sommes des justes devant Dieu lorsque nous nous laissons ajuster à Lui par lui. Ajustés pour nous tenir droit dans la vie, à genoux devant lui, debout pour l’annoncer et nous pencher sur le prochain qui a besoin de sa présence par notre intermédiaire.
Nous sommes heureux d’être ainsi choisis. Nous sommes dans la joie. Et c’est cela le côté incroyable de la foi chrétienne. 


Les derniers préparatifs sont en cours pour accueillir cet Enfant, Jésus annoncé depuis le prophète Isaïe. Et qui maintenant vient pour notre salut. Car en lui Dieu est proche de chacun d’entre nous. Sommes-nous prêts à dire oui comme Joseph et Marie?   Amen.

2019/12/15 - Homélie - 3e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mercredi 18 décembre 2019 07:58

Intro


Le troisième Dimanche de l'Avent, c'est le dimanche de la joie, Gaudete, réjouissez vous car le Seigneur vient. Nous sommes dans la joie pour une telle bonne nouvelle. Mais nous sommes aussi dans la joie parce qu'une telle bonne nouvelle nous transforme, change radicalement. Nous sommes dans la joie, à cause de notre désir d'être de nouveau dans l'amitié avec Dieu et nos proches. Dimanche dernier nous étions au désert pour entendre l'appel à la conversion. Aujourd'hui nous y sommes encore, mais avec le cœur plein de cette joie. Après l'homélie nous aurons la possibilité de concrétiser une telle joie dans le sacrement de la réconciliation. 


Homélie


Désert, courage, patience et endurance. Et jour par dessus tout. Quatre  mots clefs des lectures d'aujourd'hui. Ils nous permettent de comprendre l’objectif de la foi chrétienne: accueillir le cadeau de la vie offert par Dieu pour l’éternité. Cela nous transforme et met notre cœur, notre âme, notre corps en joie.


Le temps de l’Avent c’est le temps d’attente joyeuse pour accueillir ce cadeau. Il y a un seul moyen pour l’accueillir, c’est  la conversion. Chacun de ces quatre mots la situe, la décrit à sa façon et en dit quelque chose de particulier.


Désert d’abord. Il y a deux manières de l’aborder. La première, c’est comme dans la première lecture,  celui de la sécheresse, du manque d’eau,  de la fragilité de la vie qui frôle parfois la survie. Ce désert est à quitter, à chasser. Il est à transformer en terre fertile riche de la vie. 


La deuxième manière d’aborder le désert, c’est comme dans l’évangile. Jésus y parle de Jean-Baptiste qui était au désert pour y vivre simplement en s’adonnant à la prière et à la recherche de la présence de Dieu dans sa vie. Ce désert là est nécessaire pour qui  veut chercher le sens de la vie en vérité. 


Aller au désert c’est prendre du temps pour soi, comme nous ce soir. Prendre du temps pour nous même, à quelques jours des fêtes de Noël marquées par les retrouvailles familiales et  entre amis. Ce désert nous permet de nous y retrouver, nous y retrouver en Dieu qui veille sur nous. C’est le temps de l’action spirituelle, d’une démarche de pardon pour être en vérité. 


Pour aller au désert il faut du courage. Courage de la décision d’abord, car cela ne va pas de soi. Après tout pourquoi y aller? Quelle est la motivation pour aller au désert? 


Si c’est pour s’entourer d’autant de bruits que d’habitude, en effet, ce n’est pas la peine. C’est pour nous retrouver en vérité. Certes, mais  sommes-nous persuadés que c’est vraiment nécessaire? 


Pour la plupart du temps, inconsciemment nous attendons que des circonstances inévitables nous y poussent. Si ces sont  les bonnes circonstances, c’est plus facile, comme par exemple fonder une famille, naissance des enfants. Mais cela peut être déclenché par un coup dur, un problème au travail, de santé, voire carrément  un drame qui nous touche de près. 


Combien de temps faut-il passer au désert? Le temps nécessaire.  Jean-Baptiste y  a passé plusieurs années. Jésus lui-même a passé quarante jours.  Moi, une fois j’ai passé 8 jours. C’était du trekking à thème spirituel. Trekking sur les traces de Charles de Foucauld en Afrique du nord. Juste avant que la zone ne soit fermée aux baroudeurs comme moi. Nous sommes invités ce soir à y passer une partie du temps de la messe. 


Quand on est déjà  au désert avec courage, il reste à faire activer la patience: patience devant notre faiblesse surement constatée dans un tel désert. Patience de Dieu en somme de qui nous apprenons comment être dans une attente heureuse. 


Attendre le pardon de Dieu qui est déjà  virtuellement donné, car Dieu ne retient pas nos fautes. Il faut seulement pouvoir l’accueillir dans nos vies, notre corps, notre esprit, mais dans notre âme d’abord. AMEN

2019/12/15 - Homélie - 3e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mercredi 18 décembre 2019 07:58

Intro


Le troisième Dimanche de l'Avent, c'est le dimanche de la joie, Gaudete, réjouissez vous car le Seigneur vient. Nous sommes dans la joie pour une telle bonne nouvelle. Mais nous sommes aussi dans la joie parce qu'une telle bonne nouvelle nous transforme, change radicalement. Nous sommes dans la joie, à cause de notre désir d'être de nouveau dans l'amitié avec Dieu et nos proches. Dimanche dernier nous étions au désert pour entendre l'appel à la conversion. Aujourd'hui nous y sommes encore, mais avec le cœur plein de cette joie. Après l'homélie nous aurons la possibilité de concrétiser une telle joie dans le sacrement de la réconciliation. 


Homélie


Désert, courage, patience et endurance. Et jour par dessus tout. Quatre  mots clefs des lectures d'aujourd'hui. Ils nous permettent de comprendre l’objectif de la foi chrétienne: accueillir le cadeau de la vie offert par Dieu pour l’éternité. Cela nous transforme et met notre cœur, notre âme, notre corps en joie.


Le temps de l’Avent c’est le temps d’attente joyeuse pour accueillir ce cadeau. Il y a un seul moyen pour l’accueillir, c’est  la conversion. Chacun de ces quatre mots la situe, la décrit à sa façon et en dit quelque chose de particulier.


Désert d’abord. Il y a deux manières de l’aborder. La première, c’est comme dans la première lecture,  celui de la sécheresse, du manque d’eau,  de la fragilité de la vie qui frôle parfois la survie. Ce désert est à quitter, à chasser. Il est à transformer en terre fertile riche de la vie. 


La deuxième manière d’aborder le désert, c’est comme dans l’évangile. Jésus y parle de Jean-Baptiste qui était au désert pour y vivre simplement en s’adonnant à la prière et à la recherche de la présence de Dieu dans sa vie. Ce désert là est nécessaire pour qui  veut chercher le sens de la vie en vérité. 


Aller au désert c’est prendre du temps pour soi, comme nous ce soir. Prendre du temps pour nous même, à quelques jours des fêtes de Noël marquées par les retrouvailles familiales et  entre amis. Ce désert nous permet de nous y retrouver, nous y retrouver en Dieu qui veille sur nous. C’est le temps de l’action spirituelle, d’une démarche de pardon pour être en vérité. 


Pour aller au désert il faut du courage. Courage de la décision d’abord, car cela ne va pas de soi. Après tout pourquoi y aller? Quelle est la motivation pour aller au désert? 


Si c’est pour s’entourer d’autant de bruits que d’habitude, en effet, ce n’est pas la peine. C’est pour nous retrouver en vérité. Certes, mais  sommes-nous persuadés que c’est vraiment nécessaire? 


Pour la plupart du temps, inconsciemment nous attendons que des circonstances inévitables nous y poussent. Si ces sont  les bonnes circonstances, c’est plus facile, comme par exemple fonder une famille, naissance des enfants. Mais cela peut être déclenché par un coup dur, un problème au travail, de santé, voire carrément  un drame qui nous touche de près. 


Combien de temps faut-il passer au désert? Le temps nécessaire.  Jean-Baptiste y  a passé plusieurs années. Jésus lui-même a passé quarante jours.  Moi, une fois j’ai passé 8 jours. C’était du trekking à thème spirituel. Trekking sur les traces de Charles de Foucauld en Afrique du nord. Juste avant que la zone ne soit fermée aux baroudeurs comme moi. Nous sommes invités ce soir à y passer une partie du temps de la messe. 


Quand on est déjà  au désert avec courage, il reste à faire activer la patience: patience devant notre faiblesse surement constatée dans un tel désert. Patience de Dieu en somme de qui nous apprenons comment être dans une attente heureuse. 


Attendre le pardon de Dieu qui est déjà  virtuellement donné, car Dieu ne retient pas nos fautes. Il faut seulement pouvoir l’accueillir dans nos vies, notre corps, notre esprit, mais dans notre âme d’abord. AMEN

2018/12/23 - Homélie - 4e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le vendredi 18 janvier 2019 12:01

L’évangile nous relate une belle rencontre entre deux femmes. Elles sont chargées, chacune à sa façon, d’une énorme mission. Elles le sont parce qu’elles ont répondu à l’appel d’en Haut. Elles l’ont fait, alors qu’elles ne s’y attendaient absolument pas. Elles ne pouvaient pas s’imaginer vivre un destin pareil. Elisabeth trop âgée pour pouvoir enfanter ; Marie trop simple pour pouvoir porter un Enfant-Dieu et s’en occuper par la suite. Et leurs maris, Zacharie et Joseph semblaient venir d’encore plus loin pour pouvoir y répondre tout de suite. 

Mais à travers leur expérience, c’est l’expérience de tout leur peuple, le peuple d’Israël, qui est décrite. Dieu a appelé un tout petit peuple pour porter au monde la promesse de sa Paix et de sa Justice, du Salut. Et combien de fois ce peuple a démontré dans son histoire le refus plutôt que l’acceptation. Et c’est seulement dans les situations difficiles, désespérées que  certains « se réveillaient » pour porter le flambeau de la foi en l’espérance divine. 

Mais, aujourd’hui qui voudrait y croire ? Qui voudrait  en être chargé à son tour ? Noël et sa préparation c’est bien cela. C’est réactiver notre désir de répondre à l’appel d’en Haut. L‘appel qui nous permet de comprendre que rien n’est jamais totalement désespérant. Dieu nous appelle à partir de situations qui nous paraissent complétement compromises. Il y a quelque temps j’ai reçu un mail de la part d’une jeune femme qui dit toute sa souffrance d’être séparée de son enfant. Elle exprime une douleur viscérale d’une mère qui ne peut pas s’occuper de son petit. Et elle me demande pourquoi Dieu permet cela. « Est-ce que Dieu veut que je souffre ? » Et en sous-entendu pour expier quelle faute ou quel péché ? 

Assurément Dieu ne peut pas se complaire dans notre souffrance. Il ne peut que compatir. Et sa façon de le faire c’est nous offrir l’espérance. Noël c’est cela. Quand est-ce que l’espérance est vraiment accueillie ? Surtout quand elle est inattendue. Est-ce que nous aurons vraiment compris beaucoup de choses sur la vie uniquement au travers d’une vie agréable et sans heurt ? Non, à l’évidence non. C’est dans la difficulté  que se forge la véritable conscience de ce que nous sommes et de notre place dans le monde. 

C’est dans la difficulté que nous pouvons prendre conscience de ce qui se joue dans nos vies. Mais, faut-il encore en percevoir les signes que Dieu nous envoie. Durant l’Avent nous avons eu plein de signes pour prendre conscience de la nécessité de changer quelque chose dans nos vies. Par exemple être capable de mieux écouter pour mieux accueillir la Parole de Dieu. Et alors le croyant peut se tourner vers Dieu : « Dieu fait nous revenir, que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés »  (refrain du psaume). 

C’est au cœur de notre humanité si souvent malmenée, souffrante et en proie au désespoir que Dieu se manifeste avec sa promesse. La jeune maman marquée par la douleur de la séparation cherche à comprendre le sens de sa vie et la place de Dieu là-dedans. Préparer Noël c’est aussi arriver à dire avec Elisabeth qui s’adressant à Marie, s’adresse à chacun d’entre nous : « Heureuse (heureux) celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». Et ce que nous admirons chez Marie, c’est ce que nous cherchons chez nous. La prière du Notre Père l’exprime et en particulier aujourd'hui ces paroles « que ta volonté soit faite »  Envoie-moi, Seigneur, toi qui visite notre terre et veux le bonheur et la joie de notre monde que Tu aimes tant.  Amen.

2018/12/23 - Homélie - 4e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le vendredi 18 janvier 2019 12:01

L’évangile nous relate une belle rencontre entre deux femmes. Elles sont chargées, chacune à sa façon, d’une énorme mission. Elles le sont parce qu’elles ont répondu à l’appel d’en Haut. Elles l’ont fait, alors qu’elles ne s’y attendaient absolument pas. Elles ne pouvaient pas s’imaginer vivre un destin pareil. Elisabeth trop âgée pour pouvoir enfanter ; Marie trop simple pour pouvoir porter un Enfant-Dieu et s’en occuper par la suite. Et leurs maris, Zacharie et Joseph semblaient venir d’encore plus loin pour pouvoir y répondre tout de suite. 

Mais à travers leur expérience, c’est l’expérience de tout leur peuple, le peuple d’Israël, qui est décrite. Dieu a appelé un tout petit peuple pour porter au monde la promesse de sa Paix et de sa Justice, du Salut. Et combien de fois ce peuple a démontré dans son histoire le refus plutôt que l’acceptation. Et c’est seulement dans les situations difficiles, désespérées que  certains « se réveillaient » pour porter le flambeau de la foi en l’espérance divine. 

Mais, aujourd’hui qui voudrait y croire ? Qui voudrait  en être chargé à son tour ? Noël et sa préparation c’est bien cela. C’est réactiver notre désir de répondre à l’appel d’en Haut. L‘appel qui nous permet de comprendre que rien n’est jamais totalement désespérant. Dieu nous appelle à partir de situations qui nous paraissent complétement compromises. Il y a quelque temps j’ai reçu un mail de la part d’une jeune femme qui dit toute sa souffrance d’être séparée de son enfant. Elle exprime une douleur viscérale d’une mère qui ne peut pas s’occuper de son petit. Et elle me demande pourquoi Dieu permet cela. « Est-ce que Dieu veut que je souffre ? » Et en sous-entendu pour expier quelle faute ou quel péché ? 

Assurément Dieu ne peut pas se complaire dans notre souffrance. Il ne peut que compatir. Et sa façon de le faire c’est nous offrir l’espérance. Noël c’est cela. Quand est-ce que l’espérance est vraiment accueillie ? Surtout quand elle est inattendue. Est-ce que nous aurons vraiment compris beaucoup de choses sur la vie uniquement au travers d’une vie agréable et sans heurt ? Non, à l’évidence non. C’est dans la difficulté  que se forge la véritable conscience de ce que nous sommes et de notre place dans le monde. 

C’est dans la difficulté que nous pouvons prendre conscience de ce qui se joue dans nos vies. Mais, faut-il encore en percevoir les signes que Dieu nous envoie. Durant l’Avent nous avons eu plein de signes pour prendre conscience de la nécessité de changer quelque chose dans nos vies. Par exemple être capable de mieux écouter pour mieux accueillir la Parole de Dieu. Et alors le croyant peut se tourner vers Dieu : « Dieu fait nous revenir, que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés »  (refrain du psaume). 

C’est au cœur de notre humanité si souvent malmenée, souffrante et en proie au désespoir que Dieu se manifeste avec sa promesse. La jeune maman marquée par la douleur de la séparation cherche à comprendre le sens de sa vie et la place de Dieu là-dedans. Préparer Noël c’est aussi arriver à dire avec Elisabeth qui s’adressant à Marie, s’adresse à chacun d’entre nous : « Heureuse (heureux) celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». Et ce que nous admirons chez Marie, c’est ce que nous cherchons chez nous. La prière du Notre Père l’exprime et en particulier aujourd'hui ces paroles « que ta volonté soit faite »  Envoie-moi, Seigneur, toi qui visite notre terre et veux le bonheur et la joie de notre monde que Tu aimes tant.  Amen.

2018/12/16 - Homélie - 3e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le lundi 17 décembre 2018 09:55

Introduction


Nous sommes déjà au troisième dimanche de l’Avent. Après avoir médité sur le désir de prendre la décision durant ce temps de l’Avent de changer quelque chose en nous (1er dimanche), le choix de mettre nos priorités en accord avec le domaine spirituel (2e dimanche), ce soir nous avons à concrétiser tout cela par la démarche de la conversion. Les confessions sont  proposées durant la messe et spécialement après l’homélie et le credo. Quatre prêtres sont disponibles et certains dès maintenant. 


Maintenant, dans cette prière de pardon, accueillons joyeusement la miséricorde du Seigneur. Ne désespérons jamais de recevoir la grâce de pardon malgré notre péché. « Seigneur, Tu es le Dieu qui sauve, tu es notre force et notre chant, tu donnes ton amour et ta fidélité, tu consolide ta confiance. »  (Et nous  prions en silence, puis Je confesse et Kyrie.) 


Homélie


Dans l’évangile les gens viennent voir Jean le Baptiste pour lui demander que faire ? Ils avaient déjà entendu la voix de Jean, la voie qui crie dans le désert. Ils l’ont entendu et pris au sérieux.  Ils demandent donc quoi faire, car ils sentent qu’il y a quelque chose à changer dans leur vie. 


Si nous sommes ici dans ce lieu ce soir, c’est aussi parce que d’une manière ou d’une autre nous avons entendu la voie qui crie au désert de nos vies. La voix qui nous dit de ne pas avoir peur. La voix qui dit que  c’est pour mon bien, que c’est pour mon bonheur. Et ma joie un peu voire beaucoup perdue, mais qui est à  retrouver, voire à en trouver une autre, une nouvelle, encore plus grande. 


Que faire pour être bien au sens le plus plénier du terme? Nous convertir. Selon l’Évangile la conversion se mesure à notre attitude envers notre prochain. Je fais partie de la foule, je travaille dans la finance, le luxe etc., je suis responsable de l’ordre public, juridique etc., je sais ce que je dois faire. 


Nous sommes ce peuple en attente, peuple inquiet de notre avenir. Nous sommes désorientés par les événements. Nous cherchons à trouver un sens dans tout cela. Dans la Bible tout est déjà dit, mais toujours et sans cesse à redire : convertissez-vous. C’est ainsi que nous retrouvons la vraie vie telle qu’elle est désirée par Dieu. 


En fait Dieu nous a créé à son image et nous a dotés d’un langage pour le louer. Or cette image fut brouillée par le péché des origines. Et désormais cette image n’est pas nette. Le baptême nous remet dans la claire vision de Dieu et nous procure la capacité d’être avec lui dans cette relation d’amour et donc de louange. Mais les conséquences du mal ne sont pas enlevées par le baptême. 


Notre nature humaine n’est pas modifiée. Nous avons donc à revenir sans cesse à la pureté de notre baptême. Cela se fait au gré de la réconciliation chaque fois que nécessaire. L’image du Dieu créateur apparaît alors comme celle du Dieu de Miséricorde. Et ces deux images de Dieu se confondent et nous sommes dans la joie des retrouvailles avec ce Dieu qui nous a créés et qui nous aime à la folie. Amen. 

2018/12/16 - Homélie - 3e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le lundi 17 décembre 2018 09:55

Introduction


Nous sommes déjà au troisième dimanche de l’Avent. Après avoir médité sur le désir de prendre la décision durant ce temps de l’Avent de changer quelque chose en nous (1er dimanche), le choix de mettre nos priorités en accord avec le domaine spirituel (2e dimanche), ce soir nous avons à concrétiser tout cela par la démarche de la conversion. Les confessions sont  proposées durant la messe et spécialement après l’homélie et le credo. Quatre prêtres sont disponibles et certains dès maintenant. 


Maintenant, dans cette prière de pardon, accueillons joyeusement la miséricorde du Seigneur. Ne désespérons jamais de recevoir la grâce de pardon malgré notre péché. « Seigneur, Tu es le Dieu qui sauve, tu es notre force et notre chant, tu donnes ton amour et ta fidélité, tu consolide ta confiance. »  (Et nous  prions en silence, puis Je confesse et Kyrie.) 


Homélie


Dans l’évangile les gens viennent voir Jean le Baptiste pour lui demander que faire ? Ils avaient déjà entendu la voix de Jean, la voie qui crie dans le désert. Ils l’ont entendu et pris au sérieux.  Ils demandent donc quoi faire, car ils sentent qu’il y a quelque chose à changer dans leur vie. 


Si nous sommes ici dans ce lieu ce soir, c’est aussi parce que d’une manière ou d’une autre nous avons entendu la voie qui crie au désert de nos vies. La voix qui nous dit de ne pas avoir peur. La voix qui dit que  c’est pour mon bien, que c’est pour mon bonheur. Et ma joie un peu voire beaucoup perdue, mais qui est à  retrouver, voire à en trouver une autre, une nouvelle, encore plus grande. 


Que faire pour être bien au sens le plus plénier du terme? Nous convertir. Selon l’Évangile la conversion se mesure à notre attitude envers notre prochain. Je fais partie de la foule, je travaille dans la finance, le luxe etc., je suis responsable de l’ordre public, juridique etc., je sais ce que je dois faire. 


Nous sommes ce peuple en attente, peuple inquiet de notre avenir. Nous sommes désorientés par les événements. Nous cherchons à trouver un sens dans tout cela. Dans la Bible tout est déjà dit, mais toujours et sans cesse à redire : convertissez-vous. C’est ainsi que nous retrouvons la vraie vie telle qu’elle est désirée par Dieu. 


En fait Dieu nous a créé à son image et nous a dotés d’un langage pour le louer. Or cette image fut brouillée par le péché des origines. Et désormais cette image n’est pas nette. Le baptême nous remet dans la claire vision de Dieu et nous procure la capacité d’être avec lui dans cette relation d’amour et donc de louange. Mais les conséquences du mal ne sont pas enlevées par le baptême. 


Notre nature humaine n’est pas modifiée. Nous avons donc à revenir sans cesse à la pureté de notre baptême. Cela se fait au gré de la réconciliation chaque fois que nécessaire. L’image du Dieu créateur apparaît alors comme celle du Dieu de Miséricorde. Et ces deux images de Dieu se confondent et nous sommes dans la joie des retrouvailles avec ce Dieu qui nous a créés et qui nous aime à la folie. Amen. 

2018/12/02 - Homélie - 1er dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mercredi 12 décembre 2018 10:06

Aujourd'hui je décide


Accueil de 4 enfants au fond de la chapelle.


Introduction à la messe :

Aujourd'hui c’est une nouvelle année qui commence. C’est l’occasion de faire des vœux. Qu’est-ce que j’attends de l’année à venir. Faire ma première communion pour les uns, être baptisé, confirmé, faire ma profession de foi, pour d’autres, mariage en perspective, un nouvel engagement professionnel, déménagement... J’ai déjà décidé des choses à faire et à vivre. Et pour le temps de l’avent je décide de quoi ?

Aujourd'hui c’est le premier jour de l’Avent. C’est le temps consacré au renouvellement de l’attente de la venue du Seigneur. « Nous attendons ta venue dans la Gloire » (anamnèse). C’est une attente active ; « vers toi Seigneur j’élève mon âme » (refrain du Psaume). Et dans l’évangile Jésus va nous rappeler (redressez-vous relevez la tête car votre rédemption approche. Rédemption veut dire la joie d’un bonheur impérissable. Qui ne voudrait pas l’accueillir. 

Scrutins. 


Homélie : 

En début de cette nouvelle année, durant le temps de l’Avent je me prépare pour accueillir le Seigneur dans ma vie. Aujourd'hui la première étape : je m’y prépare en décidant de m’y préparer. 

 Aujourd'hui je décide de quoi? De quelque chose dont je peux décider. Car dans la vie, il y a des choses dont je ne décide pas.  Comme par exemple du temps qui passe.  Je peux éventuellement y mettre de mon énergie, de mes sentiments, de mon intelligence pour l'occuper. Mais le temps, je ne peux ni l'accélérer ni le retarder. Entre « je m’ennuie ! » et « c’est déjà fini ?» la différence est dans notre manière de percevoir le temps, mais nullement dans la durée.

Je peux donc décider de m'arrêter pour prendre du temps à réfléchir à ma vie, à méditer sur mes décisions, à approfondir ma foi. Si je suis ici en tant que chercheur de Dieu et de sa présence dans ma vie, je peux décider de me rapprocher de lui. Lui est toujours proche de moi, même si je peux parfois avoir le sentiment qu'il est loin, voire on ne sait pas où. 

Je vous propose deux choses.

1°  de façon un peu générale, mais très personnel. Aujourd'hui je  décide de revoir mon « rêve américain ». Je décide de revoir mon rêve de devenir riche et le demeurer pour être heureux de cette façon-là en priorité. Je décide de revoir ce rêve si présent en Asie et partout ailleurs. Rêve sans Dieu ou alors Dieu pour béquille. 

Je décide de revoir comment ce rêve est en contradiction fondamentale avec la foi chrétienne. Si je l’ai déjà perçu et essayé de le mettre en pratique, aujourd'hui je décide de poursuivre ce travail de refondation de ma vie. Je décide de la refondation de ma vie à partir de l’Évangile et non pas d’un rêve américain, chinois ou autre. La foi m’invite à être dans le réel tel que Dieu le voit, et certains rêves y mènent, alors que d’autres pas. 

2° de façon très concrète et tjrs très personnelle, aujourd'hui je décide peut-être d'approfondir ma foi en lui aussi d’une autre manière. De le faire au moyen de la préparation concrète de Noël durant le temps de l'Avent. Participer à des actions caritatives, préparer Noël en famille en suivant le calendrier qui donne pour chaque jour  une prière et une action à mener. Préparer mon âme en nettoyant ma conscience pour la revigorer dans le pardon donné et reçu.

Le rite au quel je me soumets alors dans ma vie quotidienne et communautaire pour faire tout cela me permet de me rapprocher de Dieu et ainsi de moi-même. C'est Dieu qui m'aide à savoir qui suis-je et ce que je peux vouloir de bon. Je décide donc de vivre ce temps de l'Avent de façon la plus bénéfique pour moi.

Je peux augmenter le temps de méditation personnelle à partir de la lecture de la Bible. Je peux décider d'entrer dans une église ouverte lorsque je suis à côté en attendant un rendez-vous. Je peux décider de venir à la messe tous les dimanches où samedis comme ce soir pour me préparer aux fêtes de Noël. 

Et pour résumer ces deux propositions, aujourd'hui je décide de quelque chose qui me permettra d’accueillir plus personnellement, plus honnêtement, plus en profondeur et en vérité ce Seigneur qui vient.

Les conséquences :

Certes, tout cela suppose que je réorganise mes priorités. Du temps, il y en a suffisamment, il suffit de voir combien nous en gaspillons à des choses futiles.  C'est pour tout cela que ce temps de l'Avent nous est proposé.  On est bien loin de cadeaux que le Père Noël à peut dispenser moyennant le commandes faites par on ne sait qui. Là il s'agit d'une commande que l'Église fait à chacun d'entre nous afin de pouvoir entrer dans cette préparation pour vivre les fêtes de Noël.  

Aujourd'hui donc je décide d'aller plus en profondeur dans ma vie. Le temps de l'Avent me le permet, le temps de l'Avent m'y invite.  Aujourd'hui je décide, je décide de vivre déjà cette messe de façon recueillie, mais joyeuse pour être déjà un peu dans le bonheur des fêtes de Noël, comme font les sportifs qui se préparent afin de savourer à la joie de la victoire. Et nous serons tous des gagnants. AMEN

2018/12/02 - Homélie - 1er dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mercredi 12 décembre 2018 10:06

Aujourd'hui je décide


Accueil de 4 enfants au fond de la chapelle.


Introduction à la messe :

Aujourd'hui c’est une nouvelle année qui commence. C’est l’occasion de faire des vœux. Qu’est-ce que j’attends de l’année à venir. Faire ma première communion pour les uns, être baptisé, confirmé, faire ma profession de foi, pour d’autres, mariage en perspective, un nouvel engagement professionnel, déménagement... J’ai déjà décidé des choses à faire et à vivre. Et pour le temps de l’avent je décide de quoi ?

Aujourd'hui c’est le premier jour de l’Avent. C’est le temps consacré au renouvellement de l’attente de la venue du Seigneur. « Nous attendons ta venue dans la Gloire » (anamnèse). C’est une attente active ; « vers toi Seigneur j’élève mon âme » (refrain du Psaume). Et dans l’évangile Jésus va nous rappeler (redressez-vous relevez la tête car votre rédemption approche. Rédemption veut dire la joie d’un bonheur impérissable. Qui ne voudrait pas l’accueillir. 

Scrutins. 


Homélie : 

En début de cette nouvelle année, durant le temps de l’Avent je me prépare pour accueillir le Seigneur dans ma vie. Aujourd'hui la première étape : je m’y prépare en décidant de m’y préparer. 

 Aujourd'hui je décide de quoi? De quelque chose dont je peux décider. Car dans la vie, il y a des choses dont je ne décide pas.  Comme par exemple du temps qui passe.  Je peux éventuellement y mettre de mon énergie, de mes sentiments, de mon intelligence pour l'occuper. Mais le temps, je ne peux ni l'accélérer ni le retarder. Entre « je m’ennuie ! » et « c’est déjà fini ?» la différence est dans notre manière de percevoir le temps, mais nullement dans la durée.

Je peux donc décider de m'arrêter pour prendre du temps à réfléchir à ma vie, à méditer sur mes décisions, à approfondir ma foi. Si je suis ici en tant que chercheur de Dieu et de sa présence dans ma vie, je peux décider de me rapprocher de lui. Lui est toujours proche de moi, même si je peux parfois avoir le sentiment qu'il est loin, voire on ne sait pas où. 

Je vous propose deux choses.

1°  de façon un peu générale, mais très personnel. Aujourd'hui je  décide de revoir mon « rêve américain ». Je décide de revoir mon rêve de devenir riche et le demeurer pour être heureux de cette façon-là en priorité. Je décide de revoir ce rêve si présent en Asie et partout ailleurs. Rêve sans Dieu ou alors Dieu pour béquille. 

Je décide de revoir comment ce rêve est en contradiction fondamentale avec la foi chrétienne. Si je l’ai déjà perçu et essayé de le mettre en pratique, aujourd'hui je décide de poursuivre ce travail de refondation de ma vie. Je décide de la refondation de ma vie à partir de l’Évangile et non pas d’un rêve américain, chinois ou autre. La foi m’invite à être dans le réel tel que Dieu le voit, et certains rêves y mènent, alors que d’autres pas. 

2° de façon très concrète et tjrs très personnelle, aujourd'hui je décide peut-être d'approfondir ma foi en lui aussi d’une autre manière. De le faire au moyen de la préparation concrète de Noël durant le temps de l'Avent. Participer à des actions caritatives, préparer Noël en famille en suivant le calendrier qui donne pour chaque jour  une prière et une action à mener. Préparer mon âme en nettoyant ma conscience pour la revigorer dans le pardon donné et reçu.

Le rite au quel je me soumets alors dans ma vie quotidienne et communautaire pour faire tout cela me permet de me rapprocher de Dieu et ainsi de moi-même. C'est Dieu qui m'aide à savoir qui suis-je et ce que je peux vouloir de bon. Je décide donc de vivre ce temps de l'Avent de façon la plus bénéfique pour moi.

Je peux augmenter le temps de méditation personnelle à partir de la lecture de la Bible. Je peux décider d'entrer dans une église ouverte lorsque je suis à côté en attendant un rendez-vous. Je peux décider de venir à la messe tous les dimanches où samedis comme ce soir pour me préparer aux fêtes de Noël. 

Et pour résumer ces deux propositions, aujourd'hui je décide de quelque chose qui me permettra d’accueillir plus personnellement, plus honnêtement, plus en profondeur et en vérité ce Seigneur qui vient.

Les conséquences :

Certes, tout cela suppose que je réorganise mes priorités. Du temps, il y en a suffisamment, il suffit de voir combien nous en gaspillons à des choses futiles.  C'est pour tout cela que ce temps de l'Avent nous est proposé.  On est bien loin de cadeaux que le Père Noël à peut dispenser moyennant le commandes faites par on ne sait qui. Là il s'agit d'une commande que l'Église fait à chacun d'entre nous afin de pouvoir entrer dans cette préparation pour vivre les fêtes de Noël.  

Aujourd'hui donc je décide d'aller plus en profondeur dans ma vie. Le temps de l'Avent me le permet, le temps de l'Avent m'y invite.  Aujourd'hui je décide, je décide de vivre déjà cette messe de façon recueillie, mais joyeuse pour être déjà un peu dans le bonheur des fêtes de Noël, comme font les sportifs qui se préparent afin de savourer à la joie de la victoire. Et nous serons tous des gagnants. AMEN

2017/12/24 - Homélie - 4e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le vendredi 12 janvier 2018 11:34

Comment construire une demeure pour Dieu ? Gestation pour autrui !


Dans notre vie nous cherchons à comprendre. Comprendre notre vie, comprendre ce qui l’anime et pourquoi ceci et pourquoi cela. Tout y passe. Et même Dieu finit par y avoir sa place. Tout au moins dans notre réflexion. Non pas tant comme une solution miracle, mais comme éventualité.  Et si Dieu existait ? Et s’il était proche de nous ? Et si on devait s’en occuper pour lui faire une place à part dans notre vie ? Lui construire une maison comme le roi David le voulait. Un roi pris de remords d’habiter dans un palais, alors que… Quelle est la place de Dieu dans nos vies ? Quelle place nous lui réservons-nous ? Dans quelle proximité et à quelle distance le tenons nous ? Et si oui pourquoi ? Dans l’Annonciation nous avons tous les éléments pour apprécier en Marie son accueil de l’inouï. Son accueil de la présence de Dieu dans sa vie et bien au-delà. 


En accueillant son désir. 


Tout d’abord, la présence de Dieu relève d’une initiative divine. Dieu a envoyé l’ange Gabriel à Marie. Quel type d’ange Dieu nous envoi-t-il  à nous ? Car ne pensez pas que ce qui est arrivé à Marie ne peut pas nous arriver. Certes pas comme elle.  Mais quelque part nous avons à nous y situer à sa manière. Car nous sommes tous des Christophores, porteurs du Christ. Et ceci dès notre baptême qui initie  sa gestation en nous. Nous avons à l’accueillir comme un enfant vulnérable et à nous en occuper. De cette gestation spirituelle, les hommes ne sont pas exclus. S’ils ne sentent pas tout cela, qu’ils demandent aux femmes. L’ange vient nous voir tant et tant de fois et nous demande de la part de Dieu : Veux-tu suivre la voie et la voix  de Dieu ? 


Oui, non, peut-être, on verra plus tard… Déjà pour être capable de répondre plutôt oui, il faut être ouvert quelque part à cette dimension spirituelle. Le signe de cette ouverture n’est pas tant au niveau cérébral. Il est surtout au niveau du cœur. Est-ce que je le désire ? Et comment je l’exprime dans la prière ? La gestation se poursuit là. 


Dans la tradition chrétienne, on nous montre Marie comme une adolescente pétrie de culture biblique. On nous la montre connaissant les psaumes qu’elle répète et dont elle fait le lieu de sa prière. Cela est visible à la Visitation où, avec sa cousine Elisabeth, elle prie  avec des mots des psaumes, qu’elle utilise à sa manière. Elle en fait sa prière. Elle est dans une attitude de prière. 


C’est dans cette attitude de prière que l’on est le mieux disposé pour accueil l’inouï de Dieu. Car c’est dans l’attitude de prière que nous pouvons  accueillir  cet inouï en toute confiance. Mais pour être dans cette attitude de prière il faut peut-être avoir déjà un peu expérimenté l’inouï de Dieu dans nos vies. 


C’est ainsi que nous allons  nous exercer tout à l’heure. Les deux étapes vers le baptême d’adulte vont être vécues aujourd’hui par une d’entre nous comme un inouï de Dieu. Mais notre rôle n’est pas moindre. Il est même essentiel. Ces étapes s’appellent Tradition du Credo et de la Prière dominicale. Tradition veut dire transmission. Nous allons donc transmettre la foi de l’Eglise à Sophy. Elle va nous entendre dire le Credo. La foi de toute Eglise. Elle écoutera sans rien dire. Son silence se fera tout accueil. Accueil de la foi de l’Eglise professée par nous-même.  Ce serait pareil pour le Notre-Père. 


Puis au moment de son baptême elle va restituer cette  tradition de la foi en la faisant sienne. C’est elle-même qui va  professer la foi de l’Eglise. Mais dès à présent, de la prochaine messe, elle pourra déjà prier en communauté avec les paroles de la prière dominicale qu’est le Notre Père. D’ici le baptême, elle aura le temps d’accueillir les paroles du Credo. Car pour l’inouï de Dieu dans nos vies, il faut du temps pour l’accepter. La question de Marie comme réaction à l’annonce par Gabriel signifie ce temps nécessaire. Mais pour Marie ce temps pouvait être très court. Le temps d’une mise au point des conditions inouïes, au sujet d’elle-même : Comment cela peut-il se faire, puisque… ?  Amen

2017/12/24 - Homélie - 4e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le vendredi 12 janvier 2018 11:34

Comment construire une demeure pour Dieu ? Gestation pour autrui !


Dans notre vie nous cherchons à comprendre. Comprendre notre vie, comprendre ce qui l’anime et pourquoi ceci et pourquoi cela. Tout y passe. Et même Dieu finit par y avoir sa place. Tout au moins dans notre réflexion. Non pas tant comme une solution miracle, mais comme éventualité.  Et si Dieu existait ? Et s’il était proche de nous ? Et si on devait s’en occuper pour lui faire une place à part dans notre vie ? Lui construire une maison comme le roi David le voulait. Un roi pris de remords d’habiter dans un palais, alors que… Quelle est la place de Dieu dans nos vies ? Quelle place nous lui réservons-nous ? Dans quelle proximité et à quelle distance le tenons nous ? Et si oui pourquoi ? Dans l’Annonciation nous avons tous les éléments pour apprécier en Marie son accueil de l’inouï. Son accueil de la présence de Dieu dans sa vie et bien au-delà. 


En accueillant son désir. 


Tout d’abord, la présence de Dieu relève d’une initiative divine. Dieu a envoyé l’ange Gabriel à Marie. Quel type d’ange Dieu nous envoi-t-il  à nous ? Car ne pensez pas que ce qui est arrivé à Marie ne peut pas nous arriver. Certes pas comme elle.  Mais quelque part nous avons à nous y situer à sa manière. Car nous sommes tous des Christophores, porteurs du Christ. Et ceci dès notre baptême qui initie  sa gestation en nous. Nous avons à l’accueillir comme un enfant vulnérable et à nous en occuper. De cette gestation spirituelle, les hommes ne sont pas exclus. S’ils ne sentent pas tout cela, qu’ils demandent aux femmes. L’ange vient nous voir tant et tant de fois et nous demande de la part de Dieu : Veux-tu suivre la voie et la voix  de Dieu ? 


Oui, non, peut-être, on verra plus tard… Déjà pour être capable de répondre plutôt oui, il faut être ouvert quelque part à cette dimension spirituelle. Le signe de cette ouverture n’est pas tant au niveau cérébral. Il est surtout au niveau du cœur. Est-ce que je le désire ? Et comment je l’exprime dans la prière ? La gestation se poursuit là. 


Dans la tradition chrétienne, on nous montre Marie comme une adolescente pétrie de culture biblique. On nous la montre connaissant les psaumes qu’elle répète et dont elle fait le lieu de sa prière. Cela est visible à la Visitation où, avec sa cousine Elisabeth, elle prie  avec des mots des psaumes, qu’elle utilise à sa manière. Elle en fait sa prière. Elle est dans une attitude de prière. 


C’est dans cette attitude de prière que l’on est le mieux disposé pour accueil l’inouï de Dieu. Car c’est dans l’attitude de prière que nous pouvons  accueillir  cet inouï en toute confiance. Mais pour être dans cette attitude de prière il faut peut-être avoir déjà un peu expérimenté l’inouï de Dieu dans nos vies. 


C’est ainsi que nous allons  nous exercer tout à l’heure. Les deux étapes vers le baptême d’adulte vont être vécues aujourd’hui par une d’entre nous comme un inouï de Dieu. Mais notre rôle n’est pas moindre. Il est même essentiel. Ces étapes s’appellent Tradition du Credo et de la Prière dominicale. Tradition veut dire transmission. Nous allons donc transmettre la foi de l’Eglise à Sophy. Elle va nous entendre dire le Credo. La foi de toute Eglise. Elle écoutera sans rien dire. Son silence se fera tout accueil. Accueil de la foi de l’Eglise professée par nous-même.  Ce serait pareil pour le Notre-Père. 


Puis au moment de son baptême elle va restituer cette  tradition de la foi en la faisant sienne. C’est elle-même qui va  professer la foi de l’Eglise. Mais dès à présent, de la prochaine messe, elle pourra déjà prier en communauté avec les paroles de la prière dominicale qu’est le Notre Père. D’ici le baptême, elle aura le temps d’accueillir les paroles du Credo. Car pour l’inouï de Dieu dans nos vies, il faut du temps pour l’accepter. La question de Marie comme réaction à l’annonce par Gabriel signifie ce temps nécessaire. Mais pour Marie ce temps pouvait être très court. Le temps d’une mise au point des conditions inouïes, au sujet d’elle-même : Comment cela peut-il se faire, puisque… ?  Amen

2017/12/20 - Homélie - 3e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mercredi 20 décembre 2017 16:16

La voix crie dans le désert (celle de Jean-Baptiste transmise par  de l’évangéliste Marc, ce dernier représenté par la tête d’un lion qui rugit) C’est un appel à la conversion.  On voudrait être guéri quand on est malade. On supplie Dieu pour cela.  Mais souvent on voudrait être guéri sans vouloir être converti. Or, Jésus fait les deux. Il le fait par pitié pour cette foule qui est malade, infirme et a faim. Mais Jésus se désole d’un manque de foi chez ses propres disciples. Alors qu’il finira par ‘accepter’ le refus des pharisiens et des scribes. 


De laquelle de ces deux catégories, disciples ou pharisiens et scribes, voulons-nous être ?


Si nous voulons être de ses disciples, nous avons à continuer à nous soumettre à son influence. L’appel à la conversion passe par là. Il passe par notre acceptation à être de ses disciples. Si oui, nous entendrons très bien ce que veut dire aplanir  la route du Seigneur. L’image vient du livre d’Isaïe 40. Cette image renvoie à la fête du dieu Mardouk. Mardouk c’est une divinité vénérée en Mésopotamie (Irak d’aujourd’hui).  C’est là que les juifs sont déportés en Babylone.  Chaque année pour préparer la fête du dieu Mardouk on faisait construire une nouvelle route dans la montagne. On le faisait pour y faire passer la procession avec l’effigie de Mardouk. A la signification religieuse se joint alors l’utilité d’intérêt général. Cette nouvelle route dans le pays est un chemin  nouveau dans le sens religieux et spirituel du terme. Isaïe prend cette image pour l’appliquer à la venue du Messie. 


Que cela peut-il vouloir dire pour nous ? 


Par la confession nous aplanissons et rendons droite la route de nos vies. En le faisant nous permettons  en même temps  à notre vie humaine personnelle et relationnelle de s’en trouver mieux. Car de fait  il n’y a pas de séparation entre  la dimension  spirituelle, croyante, religieuse d’un côté et la dimension purement humaine et sociale de l’autre. Le travail spirituel vise à être dans la vérité plongée dans l’amour divin. Ainsi ce travail spirituel participe au travail d’intérêt général pour la société dans laquelle nous vivons. Voire aux dimensions du bien commun pour l’humanité dans son ensemble. 


Comment faire ? 


Si votre humilité est suffisante, vous allez faire une démarche auprès d’un prêtre. Le prêtre est juste là pour représenter le Christ. C’est au Christ que vous confessez. Vous lui dites une ou deux choses parmi les plus importantes. Il sait tout le reste. Il sait que vous être entièrement transparent dans ce que vous dites. Il sait que vous n’avez rien à lui cacher. Vous lui confiez votre aveu de faiblesse. Et dans le même élan, vous lui confiez votre envie sincère et profonde de progresser. Vous désirez progresser au moyen de la grâce qu’il vous donne dans le pardon. Le prêtre, aussi bref que vous, vous donne des paroles d’encouragement et indique le chemin à suivre. Et surtout recevez la communion en louant Dieu pour un cœur renouvelé par sa grâce et une âme en paix et dans la joie. AMEN

2017/12/20 - Homélie - 3e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mercredi 20 décembre 2017 16:16

La voix crie dans le désert (celle de Jean-Baptiste transmise par  de l’évangéliste Marc, ce dernier représenté par la tête d’un lion qui rugit) C’est un appel à la conversion.  On voudrait être guéri quand on est malade. On supplie Dieu pour cela.  Mais souvent on voudrait être guéri sans vouloir être converti. Or, Jésus fait les deux. Il le fait par pitié pour cette foule qui est malade, infirme et a faim. Mais Jésus se désole d’un manque de foi chez ses propres disciples. Alors qu’il finira par ‘accepter’ le refus des pharisiens et des scribes. 


De laquelle de ces deux catégories, disciples ou pharisiens et scribes, voulons-nous être ?


Si nous voulons être de ses disciples, nous avons à continuer à nous soumettre à son influence. L’appel à la conversion passe par là. Il passe par notre acceptation à être de ses disciples. Si oui, nous entendrons très bien ce que veut dire aplanir  la route du Seigneur. L’image vient du livre d’Isaïe 40. Cette image renvoie à la fête du dieu Mardouk. Mardouk c’est une divinité vénérée en Mésopotamie (Irak d’aujourd’hui).  C’est là que les juifs sont déportés en Babylone.  Chaque année pour préparer la fête du dieu Mardouk on faisait construire une nouvelle route dans la montagne. On le faisait pour y faire passer la procession avec l’effigie de Mardouk. A la signification religieuse se joint alors l’utilité d’intérêt général. Cette nouvelle route dans le pays est un chemin  nouveau dans le sens religieux et spirituel du terme. Isaïe prend cette image pour l’appliquer à la venue du Messie. 


Que cela peut-il vouloir dire pour nous ? 


Par la confession nous aplanissons et rendons droite la route de nos vies. En le faisant nous permettons  en même temps  à notre vie humaine personnelle et relationnelle de s’en trouver mieux. Car de fait  il n’y a pas de séparation entre  la dimension  spirituelle, croyante, religieuse d’un côté et la dimension purement humaine et sociale de l’autre. Le travail spirituel vise à être dans la vérité plongée dans l’amour divin. Ainsi ce travail spirituel participe au travail d’intérêt général pour la société dans laquelle nous vivons. Voire aux dimensions du bien commun pour l’humanité dans son ensemble. 


Comment faire ? 


Si votre humilité est suffisante, vous allez faire une démarche auprès d’un prêtre. Le prêtre est juste là pour représenter le Christ. C’est au Christ que vous confessez. Vous lui dites une ou deux choses parmi les plus importantes. Il sait tout le reste. Il sait que vous être entièrement transparent dans ce que vous dites. Il sait que vous n’avez rien à lui cacher. Vous lui confiez votre aveu de faiblesse. Et dans le même élan, vous lui confiez votre envie sincère et profonde de progresser. Vous désirez progresser au moyen de la grâce qu’il vous donne dans le pardon. Le prêtre, aussi bref que vous, vous donne des paroles d’encouragement et indique le chemin à suivre. Et surtout recevez la communion en louant Dieu pour un cœur renouvelé par sa grâce et une âme en paix et dans la joie. AMEN

2015/12/13 - Homélie - 3e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mercredi 16 décembre 2015 10:20

Soyez dans la joie, gaudete !


Cela peut ressembler à la vie en rose, et pourtant ce n’est pas vraiment de cela dont il est question. Certes, l’habit liturgique de ce dimanche est violet pâle, voire rose. Mais c’est pour signifier l’attention à porter sur l’objectif de l’Avent. Il s’agit d’être dans la joie à cause de ce Dieu qui est proche de nous, qui est même en nous (Sophonie, 630, et Paul aux Philippiens)

La joie chrétienne n’est pas un conseil, c’est un ordre !  On se souvient de cette formule des années 68 ‘interdit d’interdire’, c’était un ordre donné à la société civile pour savoir comment vivre librement. Si je l’évoque ici c’est pour  le mettre en contraste avec l’ordre reçu  dans la foi chrétienne.

L’objectif de la vie humaine est le bonheur et Dieu qui se révèle dans l’AT et  en Jésus-Christ, ne cesse de le dire et redire par les prophètes. « Pousse des cris de joie, fille de Sion, éclate en ovation, Israël!» 

C’est un Dieu qui veut le bonheur de l’homme et il le veut, car il est un Dieu d’amour ; ‘Il te renouvellera par son amour ». C’est même un Dieu qui se présente comme un époux fidèle qui attend de la part de son épouse (Israël et l’humanité entière) la fidélité.

En effet l’alliance  entre Dieu et les homes est  fondée sur la fidélité, et donc c’est un véritable lien d’amour qui se noue entre Dieu et son peuple. Mais qui dit fidélité, sait que le contraire est toujours possible. L’infidélité (idolâtrie)  est ainsi constamment dénoncée par les prophètes.

Pas pour enfoncer le pauvre malheureux qui tombe dans un tel piège. C’est pour réactiver en lui la joie. 

C’est dans ce sens que va aussi l’action de Jean-Baptiste qui baptise dans l’eau, en signe de conversion et de pardon des péché (les ablutions rituelles juives par le passé avaient pour but de séparer le croyant du monde profane pour qu’il puisse entre au contact avec le monde sacré)

Mais Jean Baptiste annonce déjà un autre baptême, celui de Jésus, dans l’Esprit saint et le feu ? C’est-à-dire un baptême qui va pas seulement purifier et pardonner mais aussi marquer de l’emprunte  indélébile   de la présence aimante de Dieu au cœur de la vie du baptisé.

Paul résume toute cette démarche de savoir pourquoi et comment être dans la joie : parce que 1° le Seigneur est proche,  donc 2° ne soyez inquiets de rien,  mais 3°priez et suppliez tout en rendant grâce.


1° Il est proche il est même en moi. Alors comment je ressens sa présence : comme apaisante et donnant de la joie, ou comme accablante, voire sans aucun lien sensible ?

2° « ne soyez inquiets de rien », comment les soucis de la vie quotidienne et plus particulièrement l’inquiétude spirituelle que je peux ressentir, font-ils obstacle à l’accueil de la joie chrétienne ? Une  vérification technique surtout de nos priorités est   à faire pour savoir ce qui fait obstacle à la joie.

3° « Priez et suppliez tout en rendant grâce » : nous le savons,  la prière n’est pas là pour informer Dieu, il sait tout, il n’a pas besoin de nos dépêches du matin et ou du soir. Prier c’est ouvrir son cœur au don de Dieu, ouvrir la porte de notre cœur, comme pour cette année sainte à Rome et dans toutes les cathédrales.


Alors, que devons-nous faire pour être dans la joie ?  Trois voies parallèles ;

1° prier, en sachant que la supplication est toujours liée à l’action de grâce,

2° se faire baptiser dans l’Esprit et le feu, c’est-à-dire pour la plupart de nous qui sommes déjà baptisés, il n’est pas question de se faire rebaptiser, mais de renouer avec le sens de baptême chrétien,

3° être miséricordieux, comme Jean-Baptiste l’indique dans les réponses qu’il donne aux foules, aux publicains et les soldats.


« Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs  et vos pensées dans le Christ Jésus », (Ph4,7)

2015/12/13 - Homélie - 3e dim. de l'Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le mercredi 16 décembre 2015 10:20

Soyez dans la joie, gaudete !


Cela peut ressembler à la vie en rose, et pourtant ce n’est pas vraiment de cela dont il est question. Certes, l’habit liturgique de ce dimanche est violet pâle, voire rose. Mais c’est pour signifier l’attention à porter sur l’objectif de l’Avent. Il s’agit d’être dans la joie à cause de ce Dieu qui est proche de nous, qui est même en nous (Sophonie, 630, et Paul aux Philippiens)

La joie chrétienne n’est pas un conseil, c’est un ordre !  On se souvient de cette formule des années 68 ‘interdit d’interdire’, c’était un ordre donné à la société civile pour savoir comment vivre librement. Si je l’évoque ici c’est pour  le mettre en contraste avec l’ordre reçu  dans la foi chrétienne.

L’objectif de la vie humaine est le bonheur et Dieu qui se révèle dans l’AT et  en Jésus-Christ, ne cesse de le dire et redire par les prophètes. « Pousse des cris de joie, fille de Sion, éclate en ovation, Israël!» 

C’est un Dieu qui veut le bonheur de l’homme et il le veut, car il est un Dieu d’amour ; ‘Il te renouvellera par son amour ». C’est même un Dieu qui se présente comme un époux fidèle qui attend de la part de son épouse (Israël et l’humanité entière) la fidélité.

En effet l’alliance  entre Dieu et les homes est  fondée sur la fidélité, et donc c’est un véritable lien d’amour qui se noue entre Dieu et son peuple. Mais qui dit fidélité, sait que le contraire est toujours possible. L’infidélité (idolâtrie)  est ainsi constamment dénoncée par les prophètes.

Pas pour enfoncer le pauvre malheureux qui tombe dans un tel piège. C’est pour réactiver en lui la joie. 

C’est dans ce sens que va aussi l’action de Jean-Baptiste qui baptise dans l’eau, en signe de conversion et de pardon des péché (les ablutions rituelles juives par le passé avaient pour but de séparer le croyant du monde profane pour qu’il puisse entre au contact avec le monde sacré)

Mais Jean Baptiste annonce déjà un autre baptême, celui de Jésus, dans l’Esprit saint et le feu ? C’est-à-dire un baptême qui va pas seulement purifier et pardonner mais aussi marquer de l’emprunte  indélébile   de la présence aimante de Dieu au cœur de la vie du baptisé.

Paul résume toute cette démarche de savoir pourquoi et comment être dans la joie : parce que 1° le Seigneur est proche,  donc 2° ne soyez inquiets de rien,  mais 3°priez et suppliez tout en rendant grâce.


1° Il est proche il est même en moi. Alors comment je ressens sa présence : comme apaisante et donnant de la joie, ou comme accablante, voire sans aucun lien sensible ?

2° « ne soyez inquiets de rien », comment les soucis de la vie quotidienne et plus particulièrement l’inquiétude spirituelle que je peux ressentir, font-ils obstacle à l’accueil de la joie chrétienne ? Une  vérification technique surtout de nos priorités est   à faire pour savoir ce qui fait obstacle à la joie.

3° « Priez et suppliez tout en rendant grâce » : nous le savons,  la prière n’est pas là pour informer Dieu, il sait tout, il n’a pas besoin de nos dépêches du matin et ou du soir. Prier c’est ouvrir son cœur au don de Dieu, ouvrir la porte de notre cœur, comme pour cette année sainte à Rome et dans toutes les cathédrales.


Alors, que devons-nous faire pour être dans la joie ?  Trois voies parallèles ;

1° prier, en sachant que la supplication est toujours liée à l’action de grâce,

2° se faire baptiser dans l’Esprit et le feu, c’est-à-dire pour la plupart de nous qui sommes déjà baptisés, il n’est pas question de se faire rebaptiser, mais de renouer avec le sens de baptême chrétien,

3° être miséricordieux, comme Jean-Baptiste l’indique dans les réponses qu’il donne aux foules, aux publicains et les soldats.


« Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs  et vos pensées dans le Christ Jésus », (Ph4,7)

2015/12/06 - Homélie - 2e dim. Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le lundi 7 décembre 2015 10:22

 

 

 

« Préparer les chemin du Seigneur »


Le temps de l’avent c’est le temps de la préparation pour accueillir ce Jésus qui vient. C’est renouveler le désir de l’accueillir vraiment, dans la vérité et dans la joie.

Baruch  et Luc citent Isaïe qui à l’époque encourageait les juifs exilés en Babylone de garder l’espoir. Espoir  portant sur la réalisation de la promesse de Dieu, celle de les sauver, de les libérer de leur  esclavage. L’esclavage c’est toujours humiliant. Et eux l’étaient de milles façons, blessés dans leur  foi, ainsi exposée à des rudes épreuves. Chaque année par exemple, ils étaient obligés de construire dans le désert une route pour la fête de dieu païen Mardouk.

Le temps viendra où ils auront à travailler pour une autre route. Celle, sur laquelle passera la Gloire du Seigneur, leur Dieu. Là, ils n’auront pas à travailler en vain, mais, ils auront à travailler pour accueillir l’auteur de leur espérance et de leur joie. Et déjà le fait qu’ils entendent un tel appel du prophète signifie que dans leur cœur, ils y travaillent déjà.

Dans ce temps de préparation de Noël, nous sommes invités à nous poser et à regarder de quoi est faite notre vie. Nous nous occupons de la vie de nos familles existantes  et ou à fonder, de la société dans son ensemble. Nous essayons d’aplatir tant et tant de routes, souvent si compliquées de nos relations les uns avec les autres. Et il n’y a pas que l’adolescence pour  être dans des chemins complexes. C’est alors, nous  pouvons nous poser la question suivante, pour qui travaillons-nous, pour Mardouk ou pour le Christ.


J’entends dans mon oreille interne, les réponses possibles :

Mardouk,  je ne connais pas, au Christ, je ne  suis pas certain de vouloir y être, et ceci pour mille raisons différentes. Donc je travaille pour moi-même et ceux que j’aime. Pour nous qui sommes issus de la civilisation occidentale, la troisième voie semble en effet se présenter comme la plus plausible, comme la plus immédiatement accessible, évidente.  C’est la voie de l’humanité autohumanisée. Celle où l’homme,  une fois libéré de tous les dieux Mardouk, Dieu de Chrétiens  y compris, peut enfin agir seul. C’est la voie où l’on cherche par ses propres moyens à accéder au bonheur et le préserver tant que possible. Le mythe de la Tour de Babel y plane toujours. La Bible  contient ces récits qui  témoignent  de l’histoire des hommes qui  cherchent à échapper à la présence de Dieu révélé.

Les lectures d’aujourd’hui nous mettent sur la voie du Seigneur, « préparez la route au Seigneur «. Ils nous aident à comprendre comment  être au travail pour le Seigneur plutôt que Mardouk, car in fine c’est l’un ou l’autre. Nous sommes faits ainsi, nous avons besoin de nous vouer à une force plus grande que nous même, y compris lorsque nous sommes dans la voie de l’humanité autohumanisée.  Nous sommes religieux par nature. Mais la cible n’est pas forcement la même. Parfois cela peut être, tout simplement une bonne humanité sans aucune référence  religieuse, juste une vie humaine désirée comme bonne.

Mais aujourd’hui, ces lectures retentissent comme un appel à la conversion. Elle est toujours  nécessaire, si l’on veut vraiment accueillir le Seigneur qui vient.


Où et comment je l’accueille déjà. Méditons quelques instants là-dessus. Le Christ est cet autre que nous avons secouru d’une manière ou d’une autre. « Tout ce que vous aurez fait pour l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’aurez fait ». Et aucun homme n’est démuni de moyens pour rendre le monde meilleur. Nous aussi, si nous le faisons, ce n’est pas pour nous vanter. C’est pour constater comment Dieu par son esprit est déjà à l’œuvre dans nos vies. Et comment, il a déjà permis d’aplatir le chemin, construire l’autoroute au milieu du désert pour permettre  aux esclaves de toutes natures de revenir à la cité de la Joie véritable. Et que ce désert est déjà devenu la terre verte et riche en fruits et différents remèdes.

Après avoir fait ce travail positif, pour pouvoir reconnaitre la grandeur de Dieu, nous pouvons aussi regarder ce qui fait obstacle. Notre conscience déjà bien formée humainement dit des choses. Et lorsqu’elle est enrichie, consolidée, éclairée  chrétiennement, nous savons encore mieux ce qui fait obstacle dans notre propre vie à la venue du Messie. Sans vouloir faire de catalogue plus ou moins complet, juste  deux  pistes pour la réflexion

- Est-ce que je suis dans la confiance en la vie et dans la confiance en Dieu ?

- Est-ce je suis dans des actions qui m’éloignent du Christ ?

Car si nous arrivons à poser un regard de vérité sur cela, c’est-à-dire être capable de discerner en acte et en vérité, nous pouvons alors vivre une conversion pour le pardon des péchés. La célébration d’aujourd’hui avant et après la messe se déploie pour nous y aider. Profitons-en, il y des opportunités à saisir. Dieu est bon et il veut le bonheur de l’humanité, ne ratons pas l’occasion pour l’entendre dans le pardon qui exprime sa miséricorde.    AMEN

 

 

 

2015/12/06 - Homélie - 2e dim. Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le lundi 7 décembre 2015 10:22

 

 

 

« Préparer les chemin du Seigneur »


Le temps de l’avent c’est le temps de la préparation pour accueillir ce Jésus qui vient. C’est renouveler le désir de l’accueillir vraiment, dans la vérité et dans la joie.

Baruch  et Luc citent Isaïe qui à l’époque encourageait les juifs exilés en Babylone de garder l’espoir. Espoir  portant sur la réalisation de la promesse de Dieu, celle de les sauver, de les libérer de leur  esclavage. L’esclavage c’est toujours humiliant. Et eux l’étaient de milles façons, blessés dans leur  foi, ainsi exposée à des rudes épreuves. Chaque année par exemple, ils étaient obligés de construire dans le désert une route pour la fête de dieu païen Mardouk.

Le temps viendra où ils auront à travailler pour une autre route. Celle, sur laquelle passera la Gloire du Seigneur, leur Dieu. Là, ils n’auront pas à travailler en vain, mais, ils auront à travailler pour accueillir l’auteur de leur espérance et de leur joie. Et déjà le fait qu’ils entendent un tel appel du prophète signifie que dans leur cœur, ils y travaillent déjà.

Dans ce temps de préparation de Noël, nous sommes invités à nous poser et à regarder de quoi est faite notre vie. Nous nous occupons de la vie de nos familles existantes  et ou à fonder, de la société dans son ensemble. Nous essayons d’aplatir tant et tant de routes, souvent si compliquées de nos relations les uns avec les autres. Et il n’y a pas que l’adolescence pour  être dans des chemins complexes. C’est alors, nous  pouvons nous poser la question suivante, pour qui travaillons-nous, pour Mardouk ou pour le Christ.


J’entends dans mon oreille interne, les réponses possibles :

Mardouk,  je ne connais pas, au Christ, je ne  suis pas certain de vouloir y être, et ceci pour mille raisons différentes. Donc je travaille pour moi-même et ceux que j’aime. Pour nous qui sommes issus de la civilisation occidentale, la troisième voie semble en effet se présenter comme la plus plausible, comme la plus immédiatement accessible, évidente.  C’est la voie de l’humanité autohumanisée. Celle où l’homme,  une fois libéré de tous les dieux Mardouk, Dieu de Chrétiens  y compris, peut enfin agir seul. C’est la voie où l’on cherche par ses propres moyens à accéder au bonheur et le préserver tant que possible. Le mythe de la Tour de Babel y plane toujours. La Bible  contient ces récits qui  témoignent  de l’histoire des hommes qui  cherchent à échapper à la présence de Dieu révélé.

Les lectures d’aujourd’hui nous mettent sur la voie du Seigneur, « préparez la route au Seigneur «. Ils nous aident à comprendre comment  être au travail pour le Seigneur plutôt que Mardouk, car in fine c’est l’un ou l’autre. Nous sommes faits ainsi, nous avons besoin de nous vouer à une force plus grande que nous même, y compris lorsque nous sommes dans la voie de l’humanité autohumanisée.  Nous sommes religieux par nature. Mais la cible n’est pas forcement la même. Parfois cela peut être, tout simplement une bonne humanité sans aucune référence  religieuse, juste une vie humaine désirée comme bonne.

Mais aujourd’hui, ces lectures retentissent comme un appel à la conversion. Elle est toujours  nécessaire, si l’on veut vraiment accueillir le Seigneur qui vient.


Où et comment je l’accueille déjà. Méditons quelques instants là-dessus. Le Christ est cet autre que nous avons secouru d’une manière ou d’une autre. « Tout ce que vous aurez fait pour l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’aurez fait ». Et aucun homme n’est démuni de moyens pour rendre le monde meilleur. Nous aussi, si nous le faisons, ce n’est pas pour nous vanter. C’est pour constater comment Dieu par son esprit est déjà à l’œuvre dans nos vies. Et comment, il a déjà permis d’aplatir le chemin, construire l’autoroute au milieu du désert pour permettre  aux esclaves de toutes natures de revenir à la cité de la Joie véritable. Et que ce désert est déjà devenu la terre verte et riche en fruits et différents remèdes.

Après avoir fait ce travail positif, pour pouvoir reconnaitre la grandeur de Dieu, nous pouvons aussi regarder ce qui fait obstacle. Notre conscience déjà bien formée humainement dit des choses. Et lorsqu’elle est enrichie, consolidée, éclairée  chrétiennement, nous savons encore mieux ce qui fait obstacle dans notre propre vie à la venue du Messie. Sans vouloir faire de catalogue plus ou moins complet, juste  deux  pistes pour la réflexion

- Est-ce que je suis dans la confiance en la vie et dans la confiance en Dieu ?

- Est-ce je suis dans des actions qui m’éloignent du Christ ?

Car si nous arrivons à poser un regard de vérité sur cela, c’est-à-dire être capable de discerner en acte et en vérité, nous pouvons alors vivre une conversion pour le pardon des péchés. La célébration d’aujourd’hui avant et après la messe se déploie pour nous y aider. Profitons-en, il y des opportunités à saisir. Dieu est bon et il veut le bonheur de l’humanité, ne ratons pas l’occasion pour l’entendre dans le pardon qui exprime sa miséricorde.    AMEN

 

 

 

2015/11/29 - Homélie - 1er dim. Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le vendredi 4 décembre 2015 10:48

« Relevez la tête ! »


INTRO


Savoir lire les signes de Dieu dans nos vies. Jésus dans l’évangile est clair, des signes il y en aura, mais comment les lire : « On verra le Fils de l’homme », qui veut dire Messie.  En le disant, Jésus est clairvoyant à notre égard. Il nous aide à traverser les différentes étapes de la vie. Il nous invite à nous recentrer sur l’essentiel de notre vie et de notre foi. Il nous aide à savoir identifier sa présence dans nos vies.  La tuerie à Paris il y a deux semaines, et tout ce que cela signifie, nous oblige à nous reposer de vraies questions sur notre vie. Les nouvelles habitudes s’installent dans la vie de parisiens. La Parole de Dieu, ce que nous entendons dans les lectures de la Bible aujourd’hui, est pour nous aider à traverser les situations délicates. Et par notre foi, à renforcer le meilleur de l’humanité.


1° Relever la tête : de quoi ?


Nous avons à relever la tête de beaucoup de choses. De tout ce qui nous absorbe et parfois préoccupe, voire stresse. De tout ce qui faire le lot de nos obligations qui sont à assumer, car c’est de notre responsabilité : le travail,  santé et éducation des enfants, le bien être de toute la famille...

Nous avons aussi à relever la tête au-dessus de tout ce que nous croyons être notre obligation « supplémentaire ». Ce que nous avons accepté et ou désiré, comme le bénévolat, mais aussi toutes les obligations sociales, parascolaires, tout ce qui est lié à notre mode de vie et comment nous pensons devoir y répondre…

Peut-être et sûrement, il y a du tri à y faire, mais je mets l’accent sur le fait que nous avons à relever la tête. C’est déjà si important de pouvoir se payer un tel luxe,  qui est même une nécessité vitale pour nos vies. Car, si nos vies sont remplies et même ben remplies, il faut encore qu’elles soient remplies avec de bonnes choses. S’arrêter et relever la tête y contribue.

Et même si pratiquement tout est bon dans nos occupations, nous sommes souvent  le nez dans le guidon tout de même !

Combien de  fois nous nous sommes dits : je n’ai pas vu le reste, cette autre chose, qu’il aurait fallu voir. La vie personnelle,  professionnelle, familiale et sociale jusqu’au sommet des responsabilités politiques et spirituelles, sont pleins d’exemples de ce type.


2° Donc relever la tête pourquoi faire ?


Déjà pour respirer, reprendre des forces, pour empêcher la fatigue de s’installer et faire son œuvre de sape à petit feu. 

Relever la tête pour savoir où aller, car les points de passages sont multiples plus visibles les uns que les autres, plus urgents aussi les uns que les autres. Mais  qui engagent toujours  la personne en sollicitant sa volonté qui agit en fonction de sa plus ou moins grande liberté.

Relever la tête, aussi et peut-être surtout pour savoir pourquoi aller dans cette direction plutôt que dans une autre.

Relever la tête, et j’ai gardé cette dimension à la fin qui, pour le croyant peut, voire doit, conditionner les autres, c’est celle de la foi.

Comment relever la tête dans la foi, en d’autres termes comment ne pas perdre l’essentiel de la foi chrétienne. Elle, si marquée de cette  espérance en la victoire de la vie sur la mort car de l’amour sur la haine et ses avatars.

C’est aussi dans la foi, mais par la méditation de la parole de Dieu (la Bible) que nous comprenons mieux pourquoi obéir à une telle injonction divine, à savoir  relever la tête. La réponse est toute prête- elle est dans la Bible aussi – parce que Dieu cherche des veilleurs !

Déjà pour être veilleurs de nous-mêmes, mais aussi des autres, « Frères, que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant... et qu’il affermisse vos cœurs,» (1Tes 3,12-4,2) 

Tout cela pour plaire à Dieu : « c’est ainsi que vous conduisez déjà ». Peut-être devance-t-il un peu le fait, mais Paul dans sa lettre est résolument positif et plein d’espoir.

C’est une leçon pour nous, pour savoir comme chrétiennement positiver, comment capter cette joie qui vient d’un cœur en communion avec Dieu et la communiquer à ceux qui sont ou ont à être en communion avec nous. 


Pour aller plus loin :


Dieu a besoin des veilleurs qui se tiennent prêts. Le monde a besoin des veilleurs qui se tiennent prêts. La communauté  comme la nôtre en a besoin aussi. Et ainsi, nous les croyons, nous pourrons entendre ces paroles de vérité : « Voici venir des jours –oracle du Seigneur – où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël. » (Jérémie 33,14-16) Et nous pouvons répondre avec le psalmiste « Vers toi Seigneur j’élève mon âme, vers toi Seigneur » (Ps24)


AMEN

2015/11/29 - Homélie - 1er dim. Avent

Category: Homélies prononcées par le Père Rémy
Créé le vendredi 4 décembre 2015 10:48

« Relevez la tête ! »


INTRO


Savoir lire les signes de Dieu dans nos vies. Jésus dans l’évangile est clair, des signes il y en aura, mais comment les lire : « On verra le Fils de l’homme », qui veut dire Messie.  En le disant, Jésus est clairvoyant à notre égard. Il nous aide à traverser les différentes étapes de la vie. Il nous invite à nous recentrer sur l’essentiel de notre vie et de notre foi. Il nous aide à savoir identifier sa présence dans nos vies.  La tuerie à Paris il y a deux semaines, et tout ce que cela signifie, nous oblige à nous reposer de vraies questions sur notre vie. Les nouvelles habitudes s’installent dans la vie de parisiens. La Parole de Dieu, ce que nous entendons dans les lectures de la Bible aujourd’hui, est pour nous aider à traverser les situations délicates. Et par notre foi, à renforcer le meilleur de l’humanité.


1° Relever la tête : de quoi ?


Nous avons à relever la tête de beaucoup de choses. De tout ce qui nous absorbe et parfois préoccupe, voire stresse. De tout ce qui faire le lot de nos obligations qui sont à assumer, car c’est de notre responsabilité : le travail,  santé et éducation des enfants, le bien être de toute la famille...

Nous avons aussi à relever la tête au-dessus de tout ce que nous croyons être notre obligation « supplémentaire ». Ce que nous avons accepté et ou désiré, comme le bénévolat, mais aussi toutes les obligations sociales, parascolaires, tout ce qui est lié à notre mode de vie et comment nous pensons devoir y répondre…

Peut-être et sûrement, il y a du tri à y faire, mais je mets l’accent sur le fait que nous avons à relever la tête. C’est déjà si important de pouvoir se payer un tel luxe,  qui est même une nécessité vitale pour nos vies. Car, si nos vies sont remplies et même ben remplies, il faut encore qu’elles soient remplies avec de bonnes choses. S’arrêter et relever la tête y contribue.

Et même si pratiquement tout est bon dans nos occupations, nous sommes souvent  le nez dans le guidon tout de même !

Combien de  fois nous nous sommes dits : je n’ai pas vu le reste, cette autre chose, qu’il aurait fallu voir. La vie personnelle,  professionnelle, familiale et sociale jusqu’au sommet des responsabilités politiques et spirituelles, sont pleins d’exemples de ce type.


2° Donc relever la tête pourquoi faire ?


Déjà pour respirer, reprendre des forces, pour empêcher la fatigue de s’installer et faire son œuvre de sape à petit feu. 

Relever la tête pour savoir où aller, car les points de passages sont multiples plus visibles les uns que les autres, plus urgents aussi les uns que les autres. Mais  qui engagent toujours  la personne en sollicitant sa volonté qui agit en fonction de sa plus ou moins grande liberté.

Relever la tête, aussi et peut-être surtout pour savoir pourquoi aller dans cette direction plutôt que dans une autre.

Relever la tête, et j’ai gardé cette dimension à la fin qui, pour le croyant peut, voire doit, conditionner les autres, c’est celle de la foi.

Comment relever la tête dans la foi, en d’autres termes comment ne pas perdre l’essentiel de la foi chrétienne. Elle, si marquée de cette  espérance en la victoire de la vie sur la mort car de l’amour sur la haine et ses avatars.

C’est aussi dans la foi, mais par la méditation de la parole de Dieu (la Bible) que nous comprenons mieux pourquoi obéir à une telle injonction divine, à savoir  relever la tête. La réponse est toute prête- elle est dans la Bible aussi – parce que Dieu cherche des veilleurs !

Déjà pour être veilleurs de nous-mêmes, mais aussi des autres, « Frères, que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant... et qu’il affermisse vos cœurs,» (1Tes 3,12-4,2) 

Tout cela pour plaire à Dieu : « c’est ainsi que vous conduisez déjà ». Peut-être devance-t-il un peu le fait, mais Paul dans sa lettre est résolument positif et plein d’espoir.

C’est une leçon pour nous, pour savoir comme chrétiennement positiver, comment capter cette joie qui vient d’un cœur en communion avec Dieu et la communiquer à ceux qui sont ou ont à être en communion avec nous. 


Pour aller plus loin :


Dieu a besoin des veilleurs qui se tiennent prêts. Le monde a besoin des veilleurs qui se tiennent prêts. La communauté  comme la nôtre en a besoin aussi. Et ainsi, nous les croyons, nous pourrons entendre ces paroles de vérité : « Voici venir des jours –oracle du Seigneur – où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël. » (Jérémie 33,14-16) Et nous pouvons répondre avec le psalmiste « Vers toi Seigneur j’élève mon âme, vers toi Seigneur » (Ps24)


AMEN

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