2019/04/15 - Notre Dame enflammée

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Brûle Notre Dame et brûlent nos cœurs. Le brasier d'amour ne peut être contenu dans un seul lieu. Il est présent partout. Partout où il y a la foi en Dieu et en l'homme, l'un parce que l'autre où sans l'autre, là où il y a de la foi en la force victorieuse de la beauté sur la laideur il y de l'espoir que l'expérience habitera notre terre plus largement que dans quelques contrées reculées.


Qui peut être insensible au désastre ? Tous nous avons des raisons de pleurer Notre Dame. Celle que Victor Hugo mettait au centre du génie humain capable de rassembler son intelligence au service d'une noble aspiration, celle que les voyants appellent Belle Dame et à laquelle tout mystique aspire, belle dame, mère qui indique le chemin pour aller vers le Fils.


Les sensibilités religieuses et artistiques s'entremêlent pour certains, pour d'autres elles s'expriment séparément. Sur ce socle se présente la dimension symbolique  qui a codifié les aspirations existentielles, politiques...


Notre Dame brûle et brûlent nos cœurs, pleins de souvenirs confus de notre passé, et nous sommes confondus devant cette résurgence de notre désir profond à être unis par des émotions partagées entre tous. C'est bien plus que l'ambiance d'un stade qui permet une communion forte entre les supporteurs. Ici il n'y a pas de compétition entre les concurrents, ici si compétition il y a, c'est celle de désirer rejoindre  au plus vite, dans un élan de communion, l'humanité et l'humain solidaire. Ici les cœurs brûlent car notre Dame brûle. Si il faut éteindre l'incendie, il ne faudrait surtout pas cesser faire brûler les cœurs de cette communion. Qu'elle ne s'éteigne jamais, ne s'éteigne jamais, jamais, et que l'édifice brille à nouveau de son céleste éclat de lumière qui fait chaud au cœur.